La BCEAO a traversé quelques ‘difficultés liées à l’intérim’, selon son nouveau patron


PAR OUESTAFNEWS

"La banque a traversé quelques difficultés liées à l’intérim. Mais je ne pense pas que ces difficultés aient mis la banque en péril", a estimé le gouverneur fraîchement n élu dans un entretien au quotidien ivoirien Le Patriote (proche du parti au pouvoir) lu à Ouestafnews.
Dacoury-Tabley, nommé pour mettre fin à l’intérim assuré depuis plus de deux ans par le Burkinabé Damo Justin Baro, n’a toutefois pas précisé la nature de ces « difficultés », se contentant d’assurer qu’avec "un gouverneur élu", les choses vont revenir à « la normale ».
La nomination du gouverneur de la BCEAO a trainé en longueur en raison des divergences entre les différents chefs d’Etat sur la manière de désigner le titulaire du poste, depuis le départ de l’Ivoirien Charles Konan Banny.
La Côte d’Ivoire s’est appuyée sur une longue « tradition » non écrite pour exiger le poste, qu’il a finalement obtenu, alors que d’autres pays défendaient le principe d’une rotation entre les huit pays membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA).
Selon le président Burkinabé dont le pays abritait le sommet, ce principe a été retenu et devrait entrer en vigueur à la fin du mandat de Dacoury-Tabley.
Par ailleurs, faisant le bilan du sommet de Ouagadougou lors duquel la nomination de l’Ivoirien a été entérinée, El hadji Amadou Sall, porte-parole du président sénégalais Abdoulaye Wade, a souligné qu’une autre "grande réforme" attend la Banque avec "la mise à disposition de 4 milliards 700 millions d’euros que la BCEAO détient dans les banques européennes » et que le Sénégal souhaite voir rapatrier.
"En plus de cette réserve importante, la BCEAO a des actions au Fonds monétaire international. Il y a là quelque chose d’absurde. Nos Etats ont besoin de cet argent pour financer leur développement”, a soutenu M. Sall cité par l’Agence de presse sénégalaise (APS, officielle).