La migration au menu d’une rencontre de la CEDEAO à Abuja

Les participants devront se pencher sur les mouvements des ressortissants de la CEDEAO aussi bien "à l’intérieur qu’à l’extérieur" des frontières de la sous-région, affirme un communiqué de l’organisation.
Cette rencontre se tiendra alors que la question de l’immigration oppose les pays européens à ceux d’Afrique, et à un moment où l’afflux massif d’Ouest Africains sur les plages des îles Canaries (Espagne) à bord de petites pirogues, inquiète et irrite les autorités espagnoles.
Elle se tient aussi à un moment où l’on prête au Cap Vert (un des quinze pays membres de la CEDEAO) d’avoir l’intention de demander la suspension, en ce qui le concerne, de l’accord sur la "libre circulation des personnes" actuellement en vigueur au sein de l’Espace CEDEAO. Le Cap Vert, petit archipel à une heure de vol de Dakar, subit également la pression des candidats à l’émigration "clandestine" qui utilisent ses côtes pour tenter de rallier l’Europe.
La rencontre d’Abuja, qui réunira les ministres en charge des Finances, du Commerce, de l’Industrie, des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale, se penchera également sur d’autres question dont notamment, le projet de transformation du Secrétariat exécutif de la CEDEAO en Commission et les négociations avec l’Union européenne.
C’est la première fois, qu’une rencontre de la CEDEAO avec ses "partenaires au développement", rassemblera autant de départements ministériels des pays membres, selon l’organisation.