La pêche illicite fait perdre 49 milliards FCFA à l’Afrique de l’ouest

« Les pêches illicites représentent 40% des captures en Guinée-Bissau et près de 35 % des captures en Sierra Leone », rapporte la Commission sous régionale des pêches (CSRP, organisme intergouvernemental) cité par l’Agence de presse sénégalaise (APS).

Le document a été publié ce lundi 29 mars 2010 à Dakar, en marge de la célébration du 25ème anniversaire de la CSRP) et met notamment l’accent sur ampleur des pêches illicites non déclarées et non réglementées, en raison de leur ampleur et de la diversité de leur origine.

Il souligne que ces activités sont à l’origine de la raréfaction des ressources halieutiques dans la sous région.

« Les pêches illicites ne sont pas seulement imputables aux navires industriels » rapportent les mêmes sources es avant de préciser que « les pêches artisanales nationales ont aussi une part importante dans le pillage des ressources et la compromission de la régénérescence des espèces ».

La CSRP regroupe le Cap-Vert, la Gambie, la Gambie, la République de Guinée, la Guinée Bissau, la Mauritanie, le Sénégal et la Sierra Leone. L’ensemble de ces pays membres possèdent une façade maritime longue de 3414 km.

Cette structure basée à Dakar est un organisme intergouvernemental créé le 29 mars 1985 par une convention. Ses objectifs visent le renforcement de la coopération et la coordination des États membres à travers notamment l’harmonisation des politiques communes en matière de préservation, de conservation et d’exploitation de leurs ressources halieutiques.