La première dame des Etats-Unis, Laura Bush, au Sénégal et au Mali

Les deux autres pays concernés sont le Mozambique et la Zambie.
La tournée, selon les services d’information du Département d’Etat américain, mettra l’accent sur la scolarisation des filles, sur des projets de lutte contre le sida et contre le paludisme…
Au Sénégal, première étape de la tournée, le voyage de la première dame fait l’objet de très peu de publicité. La tournée se terminera par le Mali, où elle évoquera le Millenium Challenge Account, programme américain dont bénéficie déjà Bamako.
Laura Bush connaît déjà le Sénégal où elle avait accompagné son mari lors d’une visite officielle en juillet 2003.
Une visite restée dans la mémoire des sénégalais en raison des nombreux désagréments qu’elle avait occasionnés, l’excès de zèle des services de sécurité US, les multiples entorses au protocole, la distance entre les visiteurs et leurs hôtes, dans un pays connu pour la chaleur de ses accueils, particulièrement pour les hôtes de marque, et enfin le traitement dégradant fait aux résidents de l’île de Gorée lors du passage du couple présidentiel sur les lieux et que l’essentiel de la presse sénégalaise avait dénoncé…
Au lendemain de la visite, le Pr. de philosophie Ousseynou Kane de l’Université Cheikh Anta Diop, avait publié un texte qui avait frappé les esprits et qui dénonçait les méthodes cavalières des personnes en charge de la sécurité des Bush.
"Pour une poignée de dollars promise, j’ai vu la République se prostituer des jours durant dans les rues et les palais de la capitale, offrant impudemment ses charmes les plus secrets au maître yankee et à sa valetaille arrogante", avait notamment écrit Kane dans ce texte mémorable.
"J’ai vu un chef d’Etat réputé intraitable se faire dicter par l’hôte du jour les règles du protocole, les membres de son gouvernement ainsi que les représentants du peuple forcés de marcher à la queue leu leu comme des écoliers débutants", avait poursuivi le philosophe dans un style volontairement irrévérencieux avant de conclure : "en souvenir de toutes les souffrances de ma race et tous ses sacrifices, je proclame qu’il eût été préférable de laisser le peuple sénégalais mourir mille fois de faim plutôt que de lui réapprendre la servilité sous la baguette tordu du fantôme putréfié de l’oncle Tom". (Ouestafnews).