La privatisation du secteur de l’électricité au Nigeria aiguise l’appétit de plus de 300 entreprises

Selon un communiqué du BPE posté sur son site internet, quelque « 157 entreprises ont manifesté leur intérêt pour la gestion des quatre centrales thermiques et deux centrales hydroélectriques et les 174 restant s’intéressent aux onze société de distribution ».
Parmi les lots figure des grands groupes, locaux comme étrangers.

« Les entreprises retenues seront responsables des opérations de distribution, de réaliser les investissements, d’améliorer le réseau et les services aux clients selon les termes définis par le gouvernement », précise la même source.

Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique avec 150 millions d’habitants et un des plus grands producteurs de pétrole du continent fait paradoxalement face à un réel problème de production d’électricité pour couvrir les besoins de ses citoyens.

Le président Goodluck Jonathan, candidat à la présidentielle d’avril 2011, a fait de la réforme du secteur, une priorité avec la mise d’une commission ad hoc qui a chiffré le besoin d’investissement à 10 milliards de dollars pendant sur dix ans pour fournir les 40.000 mégawatts nécessaires pour assurer l’autosuffisance du pays en matière d’énergie électrique.