L’Afrique de l’ouest en bref à 13H 00 GMT – 09/05/2016 – Côte d’Ivoire, Gambie, Nigeria, Sénégal, Bénin : Simone Gbagbo, procès, Assises, blocus, frontière, énergie, investissement, corruption, sécurité

Côte d’Ivoire – Simone Gbagbo

L’ancienne première dame de Côte d’Ivoire Simone Gbagbo fait face à la cour d’assises ivoiriennes, ce lundi 09 mai 2016. Mme Gbagbo déjà condamnée à est cette fois-ci jugée pour crimes contre l’humanité. En mars 2015 la justice de son pays l’avait condamnée à 20 ans de prison pour « complot contre l’autorité de l’Etat, participation à un mouvement insurrectionnel et troubles à l’ordre public », dans le cadre de la crise postélectorale entre 2010 et 2011. Au même moment, le procès de son mari Laurent Gbagbo reprend aussi au niveau du Tribunal pénal international de la Haye (Pays-Bas).

Gambie – Sénégal – blocus – économique

Le port de Banjul subit une forte baisse de recettes, consécutivement au blocus frontalier entre le Sénégal et la Gambie, selon une source officielle. « De 9 millions de dalasis (120 458 891 francs CFA) par mois au niveau de la Transgambie le chiffre d’affaires est passé maintenant à 2.5 millions de dalasis (33 460 803 francs CFA) par mois, une situation qui est très effrayante puisque nous sommes frappés par ce blocus depuis deux, à trois mois », a expliqué Lamin L. Sanyang, le directeur de la Gambia Ports Authority dans des propos relayés par le quotidien privé sénégalais ‘l’Enquête’.

Bénin – énergie 

Le gouvernement béninois a décaissé 5,2 milliards FCFA pour l’achat de combustibles pour les groupes électrogènes loués par l’Etat béninois, en vue de soulager la peine des Béninois qui subissent depuis peu les affres d’une crise énergétique, selon une annonce faite par M. Pascal Koupaki, ministre d’Etat. Selon lui, il s’agit ici d’une mesure urgente, en attendant la mise en œuvre du vaste programme d’élimination du délestage d’ici la fin de l’année 2016 et celui d’autonomisation énergétique dans deux ans.

Nigeria – sécurité – corruption

Les sommes détournées dans le cadre des dépenses sécuritaires durant le mandat de Goodluck Jonathan précédemment estimés à 5 milliards a été revu à la hausse et s’élèvent aujourd’hui à 15 milliards de dollars, selon le gouvernement nigérian qui dit s’appuyer sur de récentes découvertes. En novembre des officiers de haut rang et Sambo Dasuki qui fut conseiller à la sécurité nationale sous Goodluck Jonathan ont été mis aux arrêts dans le cadre de cette affaire.