L’Afrique de l’ouest en bref à 13H 00 GMT, 13/04/2015 – Côte d’Ivoire, Mali, Bénin, Mauritanie : diplomatie, justice, crise postélectorale, infrastructures, santé, fistule obstétricale.

Bénin – Gabon – incident
 
Le gouvernement béninois a dénoncé ce lundi 13 avril 2015, l’incendie de son ambassade au Gabon par des manifestants, le qualifiant d’”acte inacceptable” et exigeant “des explications officielles” de la part des autorités gabonaises. Selon l’AFP, l’ambassade a été incendiée dimanche soir par des partisans en colère de l’ancien leader de l’opposition gabonaise André Mba Obame dont le décès avait été annoncé un peu plus tôt. Les manifestants ont aussi mis le feu à des voitures et à d’autres bâtiments de Libreville. L’opposition gabonaise est très critique à l’égard du directeur de cabinet de la présidence du Gabon, Maixent  Accrombessi, d’origine béninoise et naturalisé gabonais.
 
Côte d’Ivoire – justice – procès
 
Le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé  que les responsables des crimes, commis lors de la crise postélectorale de 2010-2011 en Côte d’Ivoire, seront jugés dans le pays, refusant tout nouveau transfèrement à la Cour pénale internationale. « Les personnes responsables d’atrocités seront jugées et continueront d’être jugées (…) en Côte d’Ivoire par la justice ivoirienne, quelque soit les opinions nationales ou internationales »  a affirmé M. Ouattara, lors d’une rencontre avec les “victimes”, retransmise à la télévision nationale, le 12 avril 2015.
 
Mali – coopération- BOAD
 
Le gouvernement malien et la Banque ouest africaine de développement (Boad) ont signé  deux accords de prêt d’un montant cumulé de 20 milliards de FCFA, portant à 416,6 milliards de FCFA le montant total des engagements de la Boad au Mali, a rapporte la Pana. Ces accords de prêt sont relatifs au programme d’aménagement d’infrastructures routières structurantes et au programme de développement de l’irrigation dans le bassin du Bani et à Sélingué.
 
Mauritanie – santé – FNUAP
 
En Mauritanie,  entre 2700 et 3000 femmes et jeunes femmes souffrent silencieusement de la fistule obstétricale, soit parce qu’elles ne savent que cette maladie se traite et se guérie, ou qu’elles n’ont pas  les moyens de faire face au traitement qui est souvent couteux, selon un document du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP). Cette pathologie est présente dans toutes les régions du pays et presque partout en Afrique. La fistule obstétricale est une infection invalidante qui touche les femmes à la suite d’un accouchement difficile, long et généralement loin de toute assistance médicalisée. Elle se manifeste par un écoulement permanent d’urines ou de selles, faisant de la femme et de sa famille de véritables parias au sein de la société.