L’Afrique de l’Ouest en bref à 13H00 GMT, 11/09/2013 – Mauritanie, Sénégal, Guinée-Bissau, Côte d’Ivoire, Mali, Ahouré, coopération, amnisitie, opposition

Sénégal – Mauritanie

Le Sénégal et la Mauritanie ont décidé de construire un pont à Rosso, ville frontalière situé sur de part et d’autre du fleuve Sénégal, qui sépare les deux pays, rapporte le Soleil (quotidien progouvernemental sénégalais). La décision a été annoncée à l’occasion de la visite à Dakar du président mauritanien Mohamed Ould Abd’el Aziz qui s’est engagé avec son homologue sénégalais Macky sall à à renforcer leur coopération au niveau bilatéral et au sein de la Ummah islamique.

Mali – opposition

Des opposants au président malien Ibrahim Boubacar Keïta ont dénoncé dans un communiqué publié à Bamako la reconduction du général Moussa Sinko Coulibaly dans le nouveau gouvernement. La reconduction de Coulibaly, réputé proche du général Amadou Aya Sanogo, auteur du coup d’Etat de mars 2002, n’augure pas de législatives transparentes. Regroupés au sein du Front pour la démocratie et la République (FDR), ses opposants soupçonnent le général Sanogo d’entretenir des liens étroits avec le nouveau président. La coalition regroupe essentiellement des soutiens de Soumaïla Cissé, l’adversaire malheureux de l’actuel président malien au second tour.

Côte d’Ivoire – Ahouré

Le chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara a promis de soutenir la sprinteuse Muriielle Ahouré, en prenant en charge ses frais médicaux et de séjour aux Etats-Unis où la récente médaillée doit poursuivre ses entraînements en direction des prochaines compétitions. Double médaillée d’argent aux derniers championnats du monde d’athlétisme de Moscou (10-18 août 2013), a promis à ses compatriotes de remporter une médaille d’or lors des prochains Jeux olympiques, en 2014.

Guinée Bissau – amnistie

Les députés bissau-guinéens ont rejeté une loi d’amnistie introduite par le gouvernement de transition, visant à gracier les auteurs du coup d’Etat du 12 avril 2012. Cette proposition d’amnistie visait, selon ses initiateurs, à apaiser le climat politique du pays, en perspective des élections générales prévues le 24 novembre, mais elle était décriée par les défenseurs des droits de l’homme et la société civile qui estime qu’une telle loi favoriserait l’impunité.