L’Afrique de l’ouest en bref à 19H 00 GMT, 07/05/2015 – Bénin, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Mali : finances publiques, fraude, émigration clandestine, paix et sécurité, Laurent Gbagbo, CPI, citoyenneté, diaspora

Mauritanie – mines – pétrole – transparence

Le cabinet britannique Moore Stephens (Lpp), administrateur indépendant pour la confection du rapport de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (Itie) au titre de l’année 2014 en Mauritanie, a formulé une série de recommandations sur la traçabilité des recettes et la publication des contrats miniers et pétroliers, dans la perspective de la finalisation du rapport 2014 en Mauritanie. Selon la Pana qui relaie l’information, les recommandations portent sur un audit du Fonds national pour les Revenus des Hydrocarbures (Fnrh).L’Etat Mauritanien est invité à désigner une régie financière en charge du contrôle des recettes encaissées au niveau du Fnrh, « certains versements des compagnies minières et pétrolières ayant été effectués en dehors du Fnrh ».

Côte d’Ivoire – procès – Laurent Gbagbo

Le procès de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et de l’ex-chef de milice Charles Blé Goudé, accusés de crimes contre l’humanité lors de la crise postélectorale de 2010-2011, s’ouvrira le 10 novembre 2015 a annoncé  ce jeudi 7 mai 2015 la Cour pénale internationale. La CPI a programmé l’ouverture du procès (…) pour le 10 novembre 2015, afin d’entendre les déclarations d’ouverture des parties et participants, a indiqué la Cour dans un communiqué.

Côte d’Ivoire – diaspora – Libye

Le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé ce jeudi 7 mai 2015 à Abidjan l’évacuation prochaine de ses compatriotes vivants en Libye, où, selon lui, l’insécurité croissante pousse de jeunes migrants à tenter la traversée de la Méditerranée pour gagner l’Europe. Le chef de l’Etat ivoirien, cité par la presse au cours d’un Forum  « sur la diaspora ivoirienne », a dit sa peine  de voir des milliers de jeunes migrants, dont beaucoup d’Africains, périr en Méditerranée .

Mali – émigration clandestine  

Le gouvernement malien a annoncé la mise en place d’un fonds de 120 milliards FCFA pour lutter contre l’émigration clandestine. Cité par APA, le ministre des Maliens de l’extérieur, Abdoudrame Sylla ,a fait savoir que ce fonds devra gérer les questions liées à la migration, à la problématique de la réduction de la pauvreté et à la gestion du développement durable. Plus de 5000 emplois, sont attendus en plus de la création d’infrastructures de production et de transformation.

Mali – finances publiques – déficit

Le Mali a connu en 2013 et 2014 un manque à gagner de plus de 153 milliards FCFA, une ardoise due à la fraude et à la mauvaise gestion, a annoncé le vérificateur général, Amadou Ousmane Touré, lors de la remise des rapports d’activité de ces deux dernières années au président de la république. Selon ce rapport au contenu relayé par Apanews, en  2013, le préjudice s’établit comme suit : 80,21 milliards FCFA dont 12,28 milliards de fraude et 67,93 milliards de mauvaise gestion. En ce qui concerne l’année 2014, il y a eu 72,97 milliards FCFA dont 33,95 milliards de fraude et 39,02 milliards de mauvaise gestion. Cela fait au total un manque à gagner de plus de 153 milliards FCFA pour l’Etat malien, a indiqué M. Touré.

Bénin – éducation – paix – symposium

La capitale béninoise, Cotonou va accueillir du 26 au 28 mai 2015 un symposium international dénommé « Initiative Africaine d’Education à la Paix et au Développement par le dialogue interreligieux et interculturel », indique les organisateurs. Cette rencontre rassemblera les confessions religieuses et interculturelles pour un dialogue et des échanges féconds favorables à la culture et à la consolidation de la paix au Bénin et en Afrique.

Burkina Faso – Citoyenneté – assises

Le Burkina Faso a annoncé la tenue, le 9 mai 2015,  d’un dialogue entre les forces de sécurité et les forces vives de la nation dans l’objectif  de ratifier un pacte républicain de citoyenneté, indique le gouvernement burkinabé. « Le plus important demeure le dialogue franc entre les différents acteurs. Le pacte n’a pas de valeur juridique, c’est un contrat social. Nous pensons que les autorités morales peuvent constituer des relais pour la sensibilisation des populations », a notamment indiqué Naba Ouédraogo, conseiller technique au ministère de l’Administration territoriale.