L’Afrique de l’ouest en bref à 19H 00 GMT, 08/09/2015 – Sénégal, Guinée-Bissau, Nigeria, Burkina Faso : Boko Haram, remaniement, Baciro Dja, Hissène Habré, presse, syndicat.

Nigeria – Boko Haram

L’armée nigériane a interdit l’usage des chevaux dans l’État de Borno, dans le nord-est du pays, pour tenter de mettre un terme aux attaques du groupe islamiste Boko Haram utilisant ces animaux, a annoncé aujourd’hui un de ses porte-parole. Fin août, des combattants présumés de Boko Haram se sont lancés, à cheval, à l’attaque de trois villages du nord-est du Nigeria, tuant près de 80 personnes. Quelques jours plus tard, des “dizaines” de personnes, selon des témoins, étaient tués dans une attaque du même type dans la même région.

Guinée Bissau – gouvernement

En Guinée Bissau, une nouvelle équipe gouvernementale a été investie lundi 07 septembre 2015, un mois après la crise politique provoquée par le limogeage du Premier ministre Domingos Pereira. La formation du nouveau gouvernement a été rendue possible par un accord avec le Parti de la rénovation sociale (PRS), deuxième formation politique au Parlement avec 41 députés sur 102, et le ralliement de membres du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC), majoritaire. Cette nouvelle équipe, dirigée par le Premier ministre Baciro Dja, compte quinze ministres et quinze secrétaires d’Etat.

Sénégal – procès – Hissène Habré

Le président des Chambres africaines extraordinaires (CAE), le magistrat burkinabé Gberdao Gustave Kam a ordonné la suspension jusqu’à demain mercredi du procès de l’ancien président tchadien, Hissène Habré afin d’entamer l’audition des témoins clés. La lecture de l’ordonnance de renvoi qui fait 187 pages va se poursuivre au 4eme jour du procès ouvert le 20 juillet dernier, mais a été suspendu au 2eme jour pour permettre à ses nouveaux avocats commis d’office de prendre connaissance du dossier. Constitué de 197 pages, l’acte d’accusation est constitué principalement de rapports d’enquête, d’entretiens, de documents administratifs, d extraits de presse, etc.

Burkina Faso – médias – lois

Les organisations professionnelles des médias au Burkina Faso ont demandé au président de la transition de ne pas promulguer les nouvelles lois sur la presse votées début septembre 2015. Face à la presse ce mardi 8 septembre 2015, les organisations professionnelles des médias ne décolèrent toujours pas après les nouvelles lois sur la presse qui consacrent pourtant la dépénalisation des délits de presse, La raison réside dans le quantum des amendes fixé entre 1 et 5 millions de F CFA et jugé élevé par les organisations.