L’Afrique de l’ouest en bref à 19H 00 GMT – 28/09/2016 – Nigeria, Mali, Côte d’Ivoire, Niger : intégration, corridor, Lagos-Abidjan, nord du Mali, Gatia, MTN, fraude, économie, santé, fièvre de la vallée du Rift.

Côte d’Ivoire – Nigeria : Corridor Abidjan-Lagos, les études de faisabilité estimés 1,3 milliard

Les études de faisabilité du corridor Abidjan-Lagos, long de 1028 kilomètres, sont estimées à 2,7 millions de dollars soit environ 1,350 milliard FCFA, a révélé la Commissaire de la Cedeao en charge des Infrastructures, Dr. Antoinette G. Weeks, au terme d’une réunion de coordination sur ce corridor, organisée par la Banque africaine de développement (BAD).Le corridor Abidjan-Lagos est le plus fréquenté en Afrique de l’Ouest, et à terme sera un axe routier à six voies de 1028 kilomètres. Il reliera les villes d’Abidjan, Accra, Lomé, Cotonou et Lagos, tout en desservant tous les pays enclavés de la région. Il reliera également des ports maritimes.

Mali : les Usa dénonce les liens entre Bamako et la milice Gatia

L’ambassadeur des Etats-Unis au Mali a demandé au gouvernement de mettre fin à ses liens avec un groupe armé loyal aux autorités de Bamako engagé depuis plusieurs mois dans des combats meurtriers avec des groupes de l’ex-rébellion pourtant eux aussi signataires de l’accord de paix. « Le gouvernement malien doit également mettre fin à tous liens à la foispublics et privés avec le Gatia”, le Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés, une milice armée qui “ne contribue pas à ramener la paix dans le nord du Mali », a déclaré l’ambassadeur des Etats-Unis, Paul Folmsbee, au cours d’une conférence de presse tenue, le 27 septembre 2016 à Bamako.

Nigeria : MTN dément les accusations d’évasion fiscale

L’opérateur de télécommunication sud-africain MTN Group, a démenti avoir sorti illégalement du Nigéria, via sa filiale locale et avec la complicité de certaines grandes banques internationales et africaines, l’équivalent de 13,92 milliards de dollars. Ces accusations sont « complètement fausses et sans aucun fondement », a fait savoir dans un communiqué, Ferdi Moolman, le directeur général du groupe de télécommunication, sans plus de précisions. Le 27 septembre 2016, Le Sénateur nigérian Dino Melaye, à l’origine des allégations, a affirmé, que dix années durant, depuis 2006, MTN Nigeria a fait sortir près de 14 milliards $ avec l’aide de Citigroup, Standard Chartered Bank ainsi que Stanbic ITBC, la filiale du groupe sud-africain Standard Bank ou encore le Nigéria Diamond Bank. Une accusation qui a donné lieu à l’ouverture d’une enquête au niveau du Sénat.

Nigeria : Le Nigéria a besoin de 15 milliards de dollars  pour relancer son économie entrée en récession,selon Aliko Dangote

Le Nigéria a besoin de 15 milliards de dollars provenant de la vente d’actifs et d’emprunts pour relancer son économie entrée en récession, et pour stimuler les réserves de change, affirme l’homme le plus riche d’Afrique Aliko Dangote. « Grace à la vente d’actifs, grâce à des prêts de la banque de Chine ou d’ailleurs, nous avons besoin d’environ 15 milliards $. Nous allons avoir un problème car les réserves sont faibles. Les banques, les entrepreneurs, tout le monde spécule sur la monnaie» a-t-il déclaré à Bloomberg Television, lors du forum d’affaires Etats-Unis- Afrique, le  21 septembre à New-York. La deuxième économie du continent subit de plein fouet la chute des cours de l’or noir sur le marché international. Elle tourne également au ralenti à cause du manque d’investissements étrangers. Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, tire en effet, 70% de ses revenus et environ 90% de ses recettes en devises, des exportations du pétrole.
 
Niger : la fièvre de la vallée du Rift fait 25 morts dans le centre du pays

Vingt-cinq décès sur 73 cas de fièvre de la vallée du Rift ont été enregistrés dans les districts sanitaires de Tchintabaraden et de Tassara (centre du Niger) à la date du 25 septembre, a annoncé le 27 septembre 2016  au cours d’un point de presse le secrétaire général du ministère de la Santé publique. Idrissa Maiga Mahamadou a toutefois souligné la nécessité de distinguer deux périodes dans la survenue de cette épidémie. La période d’avant l’alerte où 23 cas ont été enregistrés dont 17 décès, soit un taux de létalité de 75% et la période du 29 août. Au cours de cette période, où l’alerte a été donnée et un mécanisme de prise en charge mis en place, 50 cas ont été enregistrés dont 8 décès. Soit 16% de létalité. La fièvre de la vallée du Rift est une maladie virale d’origine animale pouvant aussi contaminer l’homme.