L’Afrique de l’ouest en bref à 19H 00 GMT, 31/10/2014 – Burkina Faso, Sénégal, Côte d’Ivoire, Mali : Honoré Traoré, francophonie, justice, banque, distinction, riz, tourisme, Ebola, Pme, naufrage, Le Joola.

Burkina Faso – Nabéré Honoré Traoré

Le chef d’état-major de l’armée burkinabè, le général Nabéré Honoré Traoré, a annoncé ce vendredi 31 octobre 2014 dans un communiqué qu’il “assumera” les “responsabilités de chef de l’Etat”, après le départ du pouvoir du président Blaise Compaoré. « (…) Constatant la vacance du pouvoir ainsi créée, considérant l’urgence de sauvegarder la vie de la nation (…), j’assumerai à compter de ce jour mes responsabilités de chef de l’Etat », a déclaré le général de division Traoré. L’officier supérieur affirme agir « conformément aux dispositions constitutionnelles ».« L’engagement est pris de procéder sans délai à des consultations avec toutes les forces vives de la nation en vue du processus devant aboutir au retour à une vie constitutionnelle normale », a-t-il annoncé, ajoutant « prendre acte de la démission » du président Compaoré. Cependant au sein l’unité ne semble pas être de mise, selon la presse qui parle déjà de dualité entre le général Traoré et le lieutenant colonel Zida, issu du corps de l’ex-garde présidentielle.

Francophonie – Burkina Faso – Abdou Diouf

Le secrétaire général de la Francophonie a déclaré ce vendredi 31 octobre 2014 qu’il prenait acte de la démission du président Blaise Compaoré, estimant que cette décision « doit contribuer à apaiser la vie politique et ouvrir de nouvelles perspectives au Burkina Faso », rapporte l’Agence de presse sénégalaise (Aps).

Côte d’Ivoire – attaque de Bouaké – justice

Des familles des victimes du bombardement en 2004 du camp militaire français de Bouaké en Côte d’Ivoire ont dénoncé ce vendredi 31 octobre 2014 par la voix d’un de leurs avocats les entraves à l’enquête, à l’approche du dixième anniversaire de ce raid meurtrier.« Les parties civiles ont le sentiment (…) d’avoir été laissées pour compte (…) que rien n’a été fait -exception faite du travail remarquable des juges d’instruction successifs- pour découvrir les vrais responsables de leur tragédie, qui sont hors de portée de la juridiction pénale ordinaire », déclare Me Jean Balan dans un communiqué. Le camp de la force “Licorne” dans le centre de la Côte d’Ivoire avait été bombardé le 6 novembre 2004 par deux avions Sukhoï-25 des forces loyalistes ivoiriennes, tuant neuf militaires français et un civil américain, et blessant 38 soldats.

Côte d’Ivoire – Banque – BOA – distinction

Le groupe Bank of Africa  (BOA) a annoncé, ce vendredi 31 octobre 2014 la nomination de Mme Lala Moulaye Ezzedine au poste de présidente du conseil d’administration de sa filiale ivoirienne. Lala Moulaye Ezzedine est la première femme à présider le Conseil d’administration d’une banque en Côte d’Ivoire, après avoir été la première femme à diriger une banque dans ce même pays. Elle a, en effet, dirigé Bank of Africa-Côte d’Ivoire de mars 2007 à octobre 2014, après avoir assuré plusieurs fonctions de direction au sein du groupe Bank of Africa qu’elle a intégré en 2000.

Mali – Pme – fonds

Le gouvernement malien vient de lancer le fonds de garantie pour le secteur privé (FGSP) d’un montant global de 10 milliards FCFA, dont le principal objet, selon Cheik Sidi M. Seck, son directeur général, sera d’« améliorer l’accès aux crédits des micro-entreprises et des petites et moyennes entreprises légalement installées au Mali » rapporte agence ecofin. Auparavant, le FGSP a, au mois de juin 2014, signé des accords avec un certain nombre de banques partenaires, dont la Banque malienne de solidarité (BMS), la Banque commerciale du Sahel (BCS), le groupe libyen Banque Sahélo-Saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC) et la filiale au Mali du groupe Banque Of Africa.

Afrique – importations – riz – Inde

Le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Libéria, la Guinée, la Sierra Léone et d’autres nations ouest-africaines sont susceptibles de connaître une nette réduction de leur approvisionnement en riz. En effet, les exportateurs indiens affichent une certaine réticence à poursuivre leurs opérations dans la sous-région en raison de l’épidémie Ebola qui y sévit actuellement. A titre d’exemple, indique le site Oryza, repris par agence ecofin,  le port indien de Kakinada dont 98% des chargements de riz partent en direction de l’Afrique a enregistré une baisse du nombre de navires impliqués dans ce commerce. Sur les trois derniers mois, le trafic serait passé à quatre bateaux en partance pour l’Afrique contre 9 habituellement. Les équipages hésitent à faire voile vers l’Afrique en raison du virus et les compagnies d’assurance accentuent cette tendance en déclarant qu’elles ne couvriraient pas les risques liés à la maladie, croit savoir le site internet.

Sénégal – justice – naufrage – le Joola

L’Association nationale des familles des victimes du naufrage du bateau “le Joola” (ANFVJ) n’exclut pas de saisir la justice sénégalaise pour une citation directe après le non-lieu décidé par les juges d’instruction français qui enquêtent sur cette affaire, a déclaré jeudi son président, Moussa Cissokho. « Du jamais vu au monde ! Près de 2.000 personnes ont perdu la vie dans cette tragédie et personne n’est inquiétée. Les familles des victimes peuvent aller dans le sens de saisir la justice sénégalaise pour une citation directe. Cette piste n’est pas à exclure », a-t-il dit cité par l’Agence de presse sénégalaise (Aps, publique).

Sénégal – tourisme – Ebola

Le ministre sénégalais du Tourisme et des Transports aériens a affirmé que l’épidémie d’ Ebola « ne pourrait nullement » constituer un frein au tourisme dans son pays, indiquant qu’un schéma de communication est mis en place, en collaboration avec les acteurs, pour porter toutes les informations sur les résultats obtenus par le Sénégal dans la lutte cette maladie. « Aujourd’hui, nous avons effectivement démontré au Sénégal et à la face du monde que nous maîtrisons la situation parce que le seul cas qui a été importé a été bien maîtrisé et soigné. Et cela nous l’avons porté à l’opinion à nationale et internationale par des canaux qui ne sont pas seulement médicaux, mais par le biais de nos partenaires que sont le secteur privé et les tours opérators », a notamment dit Abdoulaye Diouf Sarr dont les propos ont été rapportés par l’Aps .