Le Burkina Faso s’engage dans la deuxième phase du MAEP


Par OuestafnewsS

Le Burkina Faso devient ainsi, après le Bénin, le deuxième pays francophone d’Afrique de l’ouest à se soumettre à cette exercice qui cherche à évaluer la bonne gouvernance politique, économique et institutionnelle sur le contient. Dans la sphère anglophone sous-régionale, le Ghana est le seul pays à se soumettre à cet exercice. Le Nigeria a également terminé sa 2-ème phase d’évaluation interne mais son pré-rapport n’est pas encore soumis aux chefs d’Etat qui doivent le valider.
Après une semaine d’évaluation à Ouagadougou, les experts de la mission du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), dirigés par Marie-Angélique Savané, se sont rendus dans le Burkina profond en commençant par les régions du Plateau central, du Centre-Nord et du Sahel, rapporte le quotidien progouvernemental Sidwaya.
Les 25 et 26 février 2008, les populations rencontrées à Ziniaré, Kaya et Dori ont tenu à ”cracher” leurs vérités en mettant le doigt sur ce qui ne va pas, dans une atmosphère de débats houleux et contradictoires, précise la même source.
”Les échanges avec les experts du MAEP à Ziniaré, Kaya et Dori ont été de véritables cadres de défoulement. Dans les trois régions parcourues, à chaque étape, quatre groupes ont été à chaque fois mis en place en fonction des quatre thèmes à débattre que sont la gouvernance politique et démocratique, la gouvernance des entreprises, la gouvernance économique et financière et le développement socioéconomique”, signale Sidwaya.
Le MAEP est une initiative de l’Union africaine (UA) auquel les Etats africains adhèrent volontairement. Adopté en 2003, il mesure les efforts de ses adhérents dans le domaine de la gouvernance aux plans politique, économique et institutionnel.
A ce jour, seuls le Ghana, le Rwanda, le Kenya et l’Algérie et l’Afrique du Sud et le Bénin se sont livrés à cet exercice.
Une trentaine d’autres pays y ont adhéré mais n’ont pas encore bouclé le processus.