Le Ghana, unique pays ouest africain à se soumettre au MAEP

Toutefois, six pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) ont déjà adhéré au Mécanisme mais attendent encore de se soumettre à l’évaluation, selon l’Ivoirien Bernard Kouassi qui en assure le secétariat exécutif.
Le MAEP est un instrument d’autoévaluation auquel adhèrent volontairement les Etats membres de l’Union africaine (UA).
L’objectif de ce mécanisme créé en 2003, est d’assurer que les politiques et pratiques des Etats sont conformes aux valeurs convenues dans le domaines de la bonne gouvernance politique, économique et des entreprises.
Le MAEP cherche en outre à encourager l’adoption de normes en vue de promouvoir la bonne gouvernance sur le continent.
Depuis le lancement du MAEP, seuls le Ghana, le Rwanda et le Kenya se sont soumis à cet exercice sur les 53 Etats que compte l’Afrique.
L’évaluation a eu des ”retombées intéressantes au Ghana où beaucoup de réformes” ont été introduites, a dit le docteur Kouassi qui participe à une réunion à Abuja, citant comme exemple la réduction du nombre de ministres.
Le Ghana disposait d’un grand nombre de ministères et dans ce pays l’Etat "s’est saisi de notre mission pour prendre les mesures qui s’imposaient”, a-t-il poursuivi, non sans préciser qu’aujourd’hui, le Ghana ”reçoit beaucoup d’aides”.