Le Mali veut réduire sa dépendance sur l’or

Ce programme qui vise à accroitre la production minière et la promotion de la recherche pétrolière dans le pays, a pour objectif final de « minimiser la grande dépendance vis-à-vis de l’exploitation de l’or et de promouvoir d’autres substances minérales dont dispose le Mali », affirme un communiqué du gouvernement malien parvenu à Ouestafnews.

D’après ce texte l’exploitation du métal jaune a « constitué en 2009 plus de 70 % des recettes d’exportation et le secteur de l’or a contribué pour 7 % dans la création de richesses » du pays qui est le troisième producteur d’or en Afrique, derrière l’Afrique du Sud et le Ghana, mais qui paradoxalement, reste classé parmi les nations les plus « pauvres » du monde .

Pour les autorités maliennes, il s’agit d’anticiper sur une baisse soudaine du cours de l’or qui pourrait avoir des conséquences néfastes sur l’économie malienne tout en accélérant le processus d’épuisement des ressources. Sur les marchés mondiaux, le prix de l’once d’or bat des records « historiques » depuis le début de l’année 2011, franchissant la « barre psychologique » des 1500 dollars l’once, depuis le 20 avril de cette année.

Avec cette « tendance favorable sur le marché international, la production industrielle d’or pourra connaître une baisse substantielle à partir de 2014 » et fragiliser l’industrie minière du Mali, explique le gouvernement, qui ne fournit cependant aucun détail sur la stratégie qu’elle va mettre en œuvre pour réussir ce programme de diversification.

Pourtant, selon certains résultats de recherches, le sous-sol malien serait l’un des plus riches du continent, puisqu’en plus de l’or il recèle du cuivre, du nickel, du marbre, du gypse, du plomb, du lithium, du fer, de la bauxite, de l’uranium, des phosphates et du manganèse. Mais toutes ces richesses demeurent très faiblement exploitées ou pas exploitées du tout.

De manière générale, le secteur des industries extractives en Afrique reste caractérisé par de tels paradoxes ainsi que par l’opacité dans laquelle les contrats sont signés entre les grandes multinationales souvent issues du nord et les gouvernants africains souvent plus pressés de s’enrichir à titre personnel que de contribuer au développement des pays qu’ils dirigent.