Le Nigeria s’engage à débloquer plus de 2500 milliards FCFA pour le MAEP

Le MAEP est un mécanisme lancé à l’échelle continentale et qui cherche à promouvoir la bonne gouvernance économique et politique sur le continent.
Sur les 756 milliards de nairas, le gouvernement fédéral va contribuer à hauteur de 522 milliards, soit 52,7 pour cent du montant total.
Le reste sera assuré par les gouvernements locaux, a expliqué le directeur du Plan et des projets du NEPAD, Dele Gege dans les colonnes du quotidien The Guardian.
La mise en œuvre du plan d’action du MAEP couvre la période 2009-2012 ; il couvre le développement socio-économique, la gouvernance démocratique et politique et la gouvernance économique, a précisé M. Gege.
L’objectif du MAEP, créé en 2003, est d’assurer que les politiques et pratiques des Etats soient conformes aux valeurs convenues dans les domaines de la bonne gouvernance politique, économique et des entreprises.
Le MAEP cherche en outre à encourager l’adoption de normes en vue de promouvoir la bonne gouvernance sur le continent.
En Afrique de l’ouest, outre le Nigéria, le Ghana, le Bénin et le Burkina Faso se sont soumis à cet exercice. Ailleurs, sur le continent, le Rwanda, le Kenya, l’Afrique du Sud et l’Algérie se sont soumis à cet exercice.
En dépit de ces efforts, certains analystes restent sceptiques sur l’efficacité du MAEP.
Au Kenya, un des premiers pays à se soumettre à l’exercice, cela n’a pas empêché les élections de décembre 2007 de se terminer par une effusion de sang alors que le Ghana salué pour sa bonne gouvernance durant l’ère Kufour est actuellement secoué par des scandales financiers, liés notamment à des indemnités de départ et à des pensions au chef d’Etat et à d’autres officiels de l’Etat.
Au Bénin, la portée du programme a également pris un sérieux coup lorsque les médias de ce pays ont révélé qu’une des personnalités en charge du programme, la Sénégalaise Marie Angélique Savané, était également rémunérée au titre de conseiller à la présidence du Bénin.