Le Sénégal lève 500 millions de dollars sur le marché international

Selon le ministre sénégalais de l’Economie et des finances, Abdoulaye Diop, cité par le quotidien gouvernementale Le Soleil dans son édition du 12 mai 2011, cet emprunt « n’entraine aucun surendettement » du pays.

Les « infrastructures » et « l’énergie » sont deux secteurs actuellement sous la tutelle du ministre Karim Wade, par ailleurs fils du président Abdoulaye Wade, à qui le chef de l’Etat avait déjà confié la gestion des projets d’infrastructures dans le cadre de l’organisation à Dakar du sommet de la conférence islamique (tenue en mars 2008) à Dakar.

La transparence dans la gestion de ces projets avait à l’époque suscité une vive polémique ayant inspiré le livre du journaliste Abdou Latif Coulibaly intitulé « contes et mécomptes de l’Anoci », du nom de l’Agence spécialement mise en place pour la construction des infrastructures relatives au sommet.

Avant de procéder à son emprunt, le Sénégal s’était soumis à une « notation » par le cabinet Moody’s, qui lui avait attribué la note B1. Cette note se trouve au bas de l’échelle Moody’s, à la 13ème place sur une liste qui en comporte 20. Selon les experts, cette notation correspond à un statut « hautement spéculatif ».

La même note a été attribuée à la Grèce, actuellement en pleine crise économique, mais selon certains spécialistes, les «contextes» économiques des deux pays restent diffèrents.