Les brèves en Afrique de l’Ouest à 19H00 GMT- le 29/01/2018 – Mali, Burkina Faso, Sénégal, Côte d’Ivoire : deuil national, insécurité, procès, Gibert Diendéré, environnement, manifestation.

Mali : deuil national de trois jours après une série d’attaques meurtrières

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a décrété lundi un deuil national de trois jours en hommage aux victimes des attentats imputés aux groupes jihadistes qui ont fait une soixantaine de morts ces derniers jours, selon un communiqué officiel. La situation semble particulièrement se détériorer dans le centre du Mali, aux confins du Burkina Faso et du Niger, zone dans laquelle se concentrent les premières opérations de la force conjointe antijihadiste du G5 Sahel, organisation régionale regroupant ces trois pays, la Mauritanie et le Tchad.

Burkina Faso : ouverture du procès du général Diendéré, le 27 février prochain

Le procureur du tribunal militaire de Ouagadougou a annoncé ce lundi 29 janvier 2018, l’ouverture en audience public le 27 février prochain du procès général Gilbert Diendéré et 24 autres personnes, accusés d’attentat à la sûreté de l’Etat, selon un communiqué du tribunal. En septembre 2015, des soldats du régiment de la sécurité présidentielle, l’ancienne garde prétorienne de l’ex-président Blaise Compaoré, avait tenté de renverser le gouvernement de transition.

Côte d’Ivoire : 15 milliards de dollars accordés par la Banque mondiale pour lutter contre la déforestation

La Banque mondiale a accordé au gouvernement ivoirien un financement d’un montant de 15 millions de dollars pour enrayer le déboisement et la dégradation des forêts, selon un communiqué de l’institution de Bretton Woods. Ce financement permettra, selon le document, de préserver et d’accroître le patrimoine forestier de la Côte d’Ivoire et d’améliorer l’accès de certaines populations à des sources de revenus provenant de la gestion durable des ressources.

Sénégal : des centaines de personnes ont violemment manifesté, après la mort d’un pêcheur tué par les garde-côtes mauritaniens

Des centaines de personnes ont manifesté ce lundi 29 janvier 2018à Saint-Louis, dans le nord du Sénégal, après la mort ce weekend d’un jeune pêcheur sénégalais tué par des garde-côtes dans les eaux territoriales mauritaniennes, rapporte l’AFP. Selon la même source, au moins trois boutiques appartenant à des Mauritaniens ont été pillées par les manifestants, qui ont été dispersés par la police à coups de grenades lacrymogènes. Des véhicules ont également été incendiés et au moins deux policiers et un gendarme ont été blessés par des projectiles lancés par les manifestants, qui ont scandé des slogans pour réclamer des licences de pêche en Mauritanie.