Liberté de la presse : Cap -Vert, Ghana, Niger, les champions ouest africains

Arrivé à la 24è place au niveau mondial, le Cap-Vert est le leader de la Cedeao en matière de respect de liberté de la presse. Il est suivi par le Ghana (27è), le Niger (48è)  ferme ce trio de tête ouest africain.  Le Burkina Faso (52è) et le Sénégal (62e) occupent respectivement la quatrième et le cinquième rang au niveau de la sous région.
 
Derrière ces pays, la Sierre Leone (72è), le Bénin (75è) le Togo (76è), la Guinée Bissau (86è) et le Liberia (89è) se retrouvent au milieu de tableau. De leur côté, la Côte d’Ivoire (101è), la Guinée  (102è), le Nigeria (112è) et le Mali (122è) se retrouvent dans les profondeurs. La Gambie, habituée à la zone rouge des classements sur la liberté d’expression, occupe la 155è place, soit le dernier de la zone Cedeao.
 
Confrontés à des crises sociopolitiques, la Guinée et le Mali ont perdu respectivement 15 et 22 places par rapport au classement 2013. « En Guinée, dans un contexte électoral marqué par de nombreuses manifestations, les journalistes ont été pris en étau entre la répression gouvernementale et des manifestants survoltés, rendant leurs conditions de travail dangereuses et difficiles. Plusieurs journalistes ont été blessés ou agressés au cours des manifestations », explique RSF sur son site web.
 
Selon RSF, il existe une « corrélation négative » entre conflit et liberté d’information qui explique la très lourde chute du Mali dans ce classement. « Les putschistes du capitaine Sanogo à Bamako n’ont-ils pas eu pour première action de prendre possession de l’Office de la radiotélévision malienne ? », s’interroge l’Ong.
 
Le classement 2014 de RSF regroupe180 pays à travers le monde, la Namibie logée à 22è place est la première nation africaine de ce classement, suivie du Cap -Vert et du Ghana. Notons que ces trois pays africains devancent dans le classement de grandes démocraties comme l’Espagne, le Royaume Uni ou encore la France.