Mali : l’économie malienne ‘très fragile’, admet le président Amadou Toumani Touré


PAR OUESTAFNEWS

Mali : l'économie malienne 'très fragile', admet le président Amadou Toumani Touré
"Ce renchérissement du pétrole, qui embrasse tous les autres secteurs d’activités, avec une forte incidence sur les coûts de transport, depuis nos lointains centres d’approvisionnement, rend notre économie très fragile", a notamment déclaré le président Touré qui recevait le 8 octobre à son palais de Koulouba à Bamako la nouvelle équipe gouvernementale formée par le premier ministre Modibo Sidibé.
M. Sidibé a été nommé premier ministre du Mali le 28 septembre 2007 en remplacement d’Ousmane Issoufi Maiga qui avait rendu sa démission le 27 septembre.
Pays enclavé, sans aucun accès à la mer, le Mali est desservi en produits d’importation à partir des ports des pays de la sous région (Côte d’Ivoire, Ghana, Sénégal et Togo), et dont les plus proches sont ceux de Dakar et d’Abidjan, situés tous les deux à 1200 kms de la capitale Bamako.
"La demande sociale devient de plus en plus grande et très variée" a déploré le chef de l’Etat malien.
Dans sa déclaration obtenue par Ouestafnews M. Touré a également relevé très forte "demande sociale" et les "modes d’expression syndicale de type nouveau (qui) font leur apparition", en donnant l’exemple des enseignants qui font de la "rétention des notes de classe" une arme de combat.
Face à cette situation, le président malien a appelé la nouvelle équipe à faire des efforts soutenus en vue de "maîtriser les charges de l’Etat en canalisant et en diminuant les frais généraux".
Selon des statistiques de la banque mondiale, le Mali, peuplé de 13,5 millions d’habitants connaît un taux de croissance économique de 3%, et l’espérance de vie y est de 48 ans.