Mali : une collégienne rêve la paix en poésie et remporte un prix

La collégienne a reçu son prix des mains du ministre malien de la Jeunesse et des Sports, Me Mamadou Gaoussou Diarra le 13 février 2014, en présence du directeur du bureau de l’Unesco au Mali, Lazare Eloundou, et de ses parents, selon le texte du ministère malien de la Jeunesse et des Sports reçu à Ouestanews. Le prix est composé d’un diplôme et d’un Ipad.

Plus de 1.300 jeunes du monde entier âgés entre 14 et 25 ans y ont participé. Et environ 400 œuvres ont été soumises par les participants, dans les quatre catégories en compétition : essai, photographie, vidéo ou arts graphiques. Olga Katilé a été primée dans la catégorie « essais », pour son poème titré « Si la paix… ».

L’objectif de ce concours est de « promouvoir une compréhension mutuelle entre les peuples ». Il s’agit d’une initiative lancée par la directrice générale de l’Unesco à l’occasion de la Journée internationale de la paix, le 21 septembre 2012.

Selon le communiqué, les travaux ont été évalués par un jury sur la base de leur originalité et de la créativité avec laquelle les jeunes perçoivent et ont exprimé leur vision et leur pratique de la paix, de la tolérance et de la non-violence au quotidien.

Le Mali, après avoir vécu en 2012 et 2013 une grave crise politico-militaire, sur fond de « djihadisme » armé, a retrouvé une stabilité très relative depuis quelques mois. Mais des groupes armés continuent encore à dicter leur loi dans le Nord du pays, en épit de l’intervention et de la présence d’une force militaire internationale comprenant des soldats français et de pays africains, présents sur le territoire malien depuis janvier 2013 et qui ont permis l’organisation d’élections pour un retour à l’ordre constitutionnel fin 2013.

La crise avait éclaté au grand jour lorsqu’une grogne de soldats se plaignant de leur sous-équipement avaient fini par s’emparer du pouvoir en mars 2012, en dénonçant « l’incompétence » du gouvernement de l’époque, Amadou Toumani Touré, chassé du pouvoir.

Le retour à la « normale » sera marquée par l’élection au de l’actuel président Ibrahim Boubacar Keita, qui mettait à un petit intermède pendant lequel le pouvoir fur respectivement tenu par les militaires putschistes et par un gouvernement de transition.