Mauritanie : l’application de l’accord de Dakar bute, réunion d’urgence prévue

La Mauritanie vit une crise politico-institutionnelle depuis que le général Mohamed Ould Abdel Aziz a, par un coup d’Etat militaire, destitué le président élu Sidi Mohmaed Ould Cheikh Abdallahi.
Une réunion « dans les plus brefs délais » du groupe de contact international (à l’origine de l’accord de Dakar) devra se tenir pour « rapprocher les positions », écrit l’Agence de presse sénégalaise (APS, officielle) citant un communiqué rendu public à Nouakchott.
Aucune date n’a été fournie pour la tenue de cette réunion.
Dans une dépêche datée du 18 juin, l’Agence Nouakchott Info (ANI, privée) annonce la « fin de la réunion des médiateurs et des principaux pôles (politiques) concernées par la crise sans avancée ».
Depuis la signature de l’accord des représentants de la médiation était à Nouakchott pour aider dans sa mise en œuvre.
Actuellement l’accord bute essentiellement sur la question de la dissolution du Haut Conseil d’Etat (HCE, institution mise en place par les putschistes).
Selon de sources informées à Nouackhott, le président Ould Cheikh Abdallahi insiste sur la dissolution et son retour au palais avant qu’il n’accepte de démissionner.
Cette « démission » formelle du président déchu est prévu par l’accord de Dakar, mais Ould Cheikh Abdallahi tient, selon ses partisans, à le faire en bonne et due forme et dans le respect des règles protocolaires dans l’enceinte même du palais présidentiel, aujourd’hui occupé par un président intérimaire.
L’accord de Dakar prévoit également la tenue d’une élection présidentielle le 18 juillet et la formation d’un gouvernement consensuel pour diriger la période intérimaire devant mener à cette élection.