Mondial 2010 : la presse ouest africaine salue un « moment d’histoire », encense l’Espagne

Cette finale « était faite pour les livres d’histoire », écrit le quotidien pro-gouvernemental sénégalais Le Soleil, qui rappelle la présence à la cérémonie de clôture de Nelson Mandela, icône de la lutte anti-apartheid et père de la nouvelle Afrique du Sud, brièvement apparu pour saluer les fans.

« Si l’Afrique a raté le pari de la participation, celui de l’organisation a été brillamment réussi par les Sud-africains », écrit Le Soleil.

Cinq des six équipes africaines qui étaient en lice ont été éliminées dès le premier tour, le Ghana seul rescapé du premier tour, a été éliminé en quart de finale.

Le journal sénégalais, qui salue la parfaite organisation du mondial, souligne que par son but en finale Andres Iniesta, permet à l’Espagne de remporter son premier titre et aussi de devenir « le premier pays européen consacré en coupe du monde hors du vieux continent ».

Dans la même foulée, le quotidien ivoirien « L’Expression », rend aussi hommage à la « Roja » (surnom de la sélection espagnole), pour son premier coup gagnant qui lui permet de réaliser « le doublé coupe d’Europe, coupe du monde en deux ans ».

Parlant de l’équipe vaincue, l’Expression pose une question : « les Hollandais sont –ils maudits ? », allusion à la troisième finale de Coupe du monde perdue par les Pays-Bas, après celle de 1974 contre l’Allemagne et celle de 1978 contre l’Argentine.

Autre quotidien privé ivoirien, L’Intelligent s’attarde sur l’organisation pour souligner que « l’Afrique du sud fait honneur au continent ».

Même ton pour le quotidien pro-gouvernemental malien L’Essor, qui salue lui aussi l’organisation sud-africaine, qui « en un mois a réussi à donner une image positive de l’Afrique du Sud et de l’Afrique en général ».

Pour étayer son commentaire, l’Essor cite l’ex-international libérien, George Weah qui affirme : « en accueillant cette Coupe du monde et en rassemblant des gens venus d’horizons très différents, nous avons prouvé au reste du monde que nous possédions cette culture de l’organisation ».

Face à ces commentaires euphoriques, l’Observateur Paalga, quotidien privé du Burkina Faso, préfère quant à lui revenir sur la faible qualité technique de la rencontre finale.

« Si l’Espagne mérite d’être sur le toit du monde, on n’oubliera pas que cette finale n’a pas répondu à l’attente du public ni même à celle des téléspectateurs », selon le l’Observateur Paalga qui note que « cette finale a été marquée par de nombreuses fautes avec de vilains gestes ».