Mutinerie à Bamako : IBK « démissionne »

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta présidant une Session du Conseil supérieur de la Magistrature le 30 juillet 2020/Photo : présidence Mali.

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) a annoncé dans la soirée du mardi 18 août sa démission et la dissolution du Parlement après son arrestation plutôt dans la journée par des militaires en révolte.

« Je voudrais à ce moment (…) tout en remerciant le peuple malien de son accompagnement durant ses longues années, de la chaleur de son affection, vous dire ma décision de quitter mes fonctions, toutes mes fonctions à partir de ce moment et avec toutes les conséquences de droits, la dissolution de l’Assemblée nationale et celle du gouvernement », déclare IBK dans une allocution à la télévision nationale, ORTM (Office de Radio et Télévision du Mali).

Le 18 août, des tirs ont été entendus dans la matinée dans le plus grand camp militaire du pays à Kati, situé à quelques kilomètres de Bamako. Depuis plusieurs mois, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta fait face à une contestation sans précédent de la société civile, des partis politiques, des associations religieuses regroupe au sein du M5-FPR (Mouvement du 5 juin- Rassemblement des forces patriotiques).