Niger : l’opposition salue les « propositions » de Abubakar, le camp présidentiel sur la défensive

Ces propositions, présentées aux deux parties lors de réunions à huis clos, n’ont pas été rendues publiques. Mais des sources proches des négociateurs affirment que le médiateur propose la mise en place d’une transition dont la durée sera déterminée lors de négociations ultérieures.

« Ces propositions rencontrent notre acceptation, même s’il y a des choses à revoir », a affirmé M. Amadou Cissé chef de la délégation de l’opposition aux pourparlers sans donner plus de détails sur les propositions en question.

M. Cissé s’exprimait ce 11 février devant des journalistes après les entretiens à huis clos avec le médiateur.

« Nous ne pouvons pas revenir sur la légitimité ou la légalité du gouvernement actuel », a quant à lui déclaré aux journalistes Amadou Djibo Max, porte-parole du Mouvement pour le peuple et la république (MPPR), une coalition de partis et associations proches du Président Mamadou Tandja.

Pouvoir et opposition sont divisés au Niger depuis l’adoption, en août 2009, d’une Constitution controversée qui maintient à son poste jusqu’en 2012, le Président Mamadou Tandja, dont le mandant « légal » arrivait à expiration en décembre 2009.

Ce changement constitutionnel, jugé illégal, par l’opposition et la société civile nigérienne a également été unanimement dénoncé par la communauté internationale dont la Cedeao qui a notamment suspendu le Niger de ses instances.

Les pays Européens et les Etats-Unis ont également condamné le régime du président Tandja au pouvoir depuis 1992. Washington a notamment suspendu son aide financière et interdit de séjour les personnalités du régime nigérien.

Une réunion des chefs d’Etat de la Cedeao prévue le 16 février à Abuja, devra se pencher une nouvelle fois sur le Niger et il est attendu que le médiateur Abdul Salami Abubakar présente alors un rapport sur la situation au Niger.