Niger: sur les pas de la Cedeao, les parlementaires francophones désapprouvent les législatives

L’annonce de cette désapprobation du scrutin est contenue dans un communiqué officiel de l’organisation parvenu à Ouestafnews.
En organisant ces législatives, le président Tandja a fait fi des nombreux appels émanant de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), de la France, de l’Union Européenne, etc., en faveur du report afin de renouer le dialogue rompu avec son opposition depuis le référendum controversé du 4 août dernier.
La Francophonie « prend acte de la décision de la Cedeao de suspendre ce pays de son organisation » (et) « soutient toutes initiatives internationales visant un retour à une situation politique apaisée et respectueuse de l’Etat de droit », indique la même source.
En raison de l’organisation de ces législatives, le Niger a été suspendu des instances de la Cedeao qui refuse également de reconnaitre les députées issus de ces consultations.
Le dossier du Niger a dans la foulée également été transmis à l’Union africaine pour d’éventuelles autres sanctions
L’Assemblée parlementaire de la francophonie rappelle « que la modification des règles du jeu électoral, notamment quand elles sont fixées par la Constitution, peu de temps avant un scrutin, est une pratique condamnable au regard des principes qui doivent régir une démocratie ».
Alors que son mandat présidentiel prend officiellement fin en décembre 2009, Mamadou Tandja a organisé un référendum pour non seulement s’accorder une rallonge de trois ans supplémentaire sans élection mais aussi pour lui permettre de pouvoir se représenter à de nouvelles élections.