Nigeria : la production d’éléctricité passe de 3.000 à 900 mégawatts, perturbations à l’aéroport

Quand elle atteint sa vitesse de croisière, la compagnie nationale d’électricité peut fournir 3.000 mégawatts, ce qui est pourtant insuffisant pour couvrir l’ensemble des besoins du pays en électricité, souligne le quotidien nigérian The Guardian.
Mais, à l’heure actuelle, seuls 300 mégawatts sont disponibles pour servir tout le pays.
Résultat: au cours des dix derniers jours, la fourniture d’électricité s’est détériorée au point que dans certains quartiers de la capitale économique Lagos, les populations ont été privées d’électricité pendant cinq jours consécutifs.
Mardi dernier, les vols ont connu des perturbations pendant plusieurs heures à l’aéroport international Murtala Mohammed de Lagos à cause d’un black-out.
La capitale fédérale Abuja n’est pas épargnée. Certains quartiers vivent les pires délestages de ces cinq dernières années.
Cette situation s’explique par le fait que la société privée AES qui fournit 300 mégawatts à la société publique est en période de maintenance de ses installations. De plus, les stations hydroélectriques qui devraient atteindre leur production maximale en juillet, avec la tombée des pluies, tardent à le faire.
Cette situation qui sévit au Nigeria est commune à plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest.
En Guinée Bissau, pays dont l’économie est paralysée depuis des années, l’électricité n’est plus disponible que pour quelques heures et le pays fonctionne essentiellement avec des groupes électrogènes que seuls peuvent se payer des privilégies.
Au Sénégal également, les "délestages" sont monnaie courante et empirent en période de chaleur. La Société nationale d’électricité a du mal à satisfaire la demande en énergie à cause d’un déficit de production et de la vétusté de son matériel.