Onu : soutien français au Nigeria pour une réforme oubliée

Le président français qui a décrit le Nigéria comme « un géant de l’Afrique avec son énorme potentiel économique a promis de rallier d’autres pays autour de (sa) candidature », écrit le quotidien nigérian (The Nation, pro-gouvernemental) qui explique que le président français et son homologue nigérian Goodluck Jonathan se sont entretenus à Yamoussoukro (capitale politique de la Côte d’Ivoire) en marge de la cérémonie d’investiture du président Alassane Ouattara le samedi 21 juin 2011.

La réforme du Conseil de sécurité de l’Onu, revendiquée par plusieurs pays et annoncée depuis 2005 peine à se concrétiser et aucune échéance n’a encore été fixée. En Afrique, outre le Nigeria, l’Afrique du Sud et l’Egypte sont considérés comme des candidats sérieux à un siège permanent. D’autres pays de moindre envergure avaient également à un certain moment manifesté leur intérêt.
L’élargissement du conseil de sécurité est une des recommandations du rapport intitulé « Dans une plus grande liberté », publié en 2005 par l’ancien Secrétaire général de l’Onu Kofi Annan qui considérait la réforme comme « nécessaire » pour faire face aux « réalités géopolitiques d’aujourd’hui ». Au sein de l’Onu, le débat semble oublié depuis.
Pourtant, en 2005, une résolution avait été adoptée en 2005 proposant la « cooptation » de six nouveaux membres permanents dont « deux venant des Etats africains, deux venant des Etats asiatiques, un venant d’Amérique latine et des Caraïbes, un venant du groupe des Etats de l’Europe occidentale et autres Etats ».