Personnes déplacées : des soucis pour la Cedeao

Au sortir de cette réunion ministérielle, à laquelle assistera la sous-secrétaire de l’Organisation des nations-unies (Onu) pour les Affaires humanitaires, Valérie Amos, il est attendu « une déclaration commune et un plan d’action pour la formulation d’une approche régionale », selon un communiqué de la Cedeao parvenu à Ouestafnews.

Depuis son adoption en octobre 2009 lors du sommet extraordinaire de l’U.A consacré aux réfugiés à Kampala (Ouganda) le nombre minimum de ratification fixé à… 15 signatures n’a toujours pas été obtenu pour permettre à cette convention d’entrer en vigueur.

Les organisations régionales et sous régionales africaines, dont la Cedeao elle-même, sont souvent critiquées pour leur incapacité à mettre en œuvre les nombreuses résolutions qu’elles adoptent chaque année. Cette inefficacité et cet immobilisme notoires avaient été vivement critiqués par l’ancien président de la Commission de l’U.A, Alpha Omar Konaré, lors d’un sommet des chefs d’Etat tenu en juillet 2006 à Banjul.

Selon la Cedeao, la rencontre du 7 juillet 2011 servira à « rappeler aux états membres de la Cedeao leurs engagements » vis-à vis de cette convention dite de Kampala. D’autant que « la région est continuellement confrontée depuis deux décennies à ce phénomène de (personnes) déplacés », a notamment rappelé la même source.

Le phénomène qui était monté en flèche avec les guerres civiles en Sierra Leone et au Liberia avant de connaître un léger reflux, s’est a nouveau accentué récemment avec la crise postélectorale en côte d’ivoire qui a fait plus de 322.000 déplacés, selon des chiffres du Haut commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés.

La convention de Kampala, aujourd’hui laissée en rade a été saluée à son adoption par les organisations de défenses des droits de l’homme tout encourageant les Etats à aller vite dans la ratification.

« L’élan dont bénéficie le processus à l’heure actuelle s’atténuera si les Etats se font trop lents à signer et ratifier la Convention », avertissait en octobre 2009, un texte signé par une dizaine d’organisations, dont Amnesty International, la Fédération internationale pour les droits de l’homme (FIDH) et plusieurs autres associations dont la Zimbabwe Exiles Forum.