Pétrole : d’importantes réserves annoncées en Guinée Bissau

« Les trois blocs sur lesquels les tests géologiques ont été menés contiennent au moins un potentiel de 954 millions de barils », affirme Cath Norman, directeur exécutif de FAR sur le site de son entreprise, en précisant que sa compagnie va entamer la phase de forage à la fin de l’année 2014.

Partenaire du gouvernement bissau-guinéen, la société australienne dispose de trois permis de recherches en Guinée Bissau.

La présence de réserves de brut des côtes bissau-guinéennes en hydrocarbures est évoquée depuis près de deux décennies. La Société nationale de l’exploration pétrolière de la Guinée-Bissau (Petroguin) a ainsi conclu plusieurs contrats de prospection avec des compagnies étrangères.

Au début des années 90, la découverte annoncée de réserves estimées à un peu plus d’un milliard de barils, dans la zone maritime commune avec le Sénégal, fut à l’origine d’un litige entre les deux pays.

« La Guinée-Bissau n’a pas encore exploré ses ressources, à l’exception de l’extraction des carrières et d’une quantité limitée d’orpaillages miniers », souligne le dernier rapport (2013) sur les Perspectives économiques africaines de la Banque africaine de développement (BAD), tout en soulignant que « dans le secteur pétrolier, plusieurs découvertes ont été réalisées à partir de la prospection du pétrole off-shore. Mais, la viabilité commerciale reste à prouver »

Les côtes ouest africaines sont considérées comme des zones à fort potentiel pétrolier. Ces dernières années, outre les découvertes faites au Ghana, des résultats très prometteurs sont annoncées au Liberia et en Côte d’Ivoire.
La Mauritanie et le Niger sont devenus producteurs ces dernières années.