Pétrole : naissance d’une société ivoiro-nigériane

La nouvelle société pétrolière ivoiro-nigériane devra s’occuper également des approvisionnements pétroliers et gaziers de la Côte d’Ivoire ainsi que de la construction d’un terminal de regazéification dans la capitale économique ivoirienne, Abidjan, précise le site consulté par Ouestafnews.

« Tout comme Sahara, Taleveras est un important négociant de produits pétroliers et de gaz au Nigeria, disposant de bureaux à Londres et Dubaï. Ces deux sociétés ont cependant un problème de croissance », souligne Africa Energy Intelligence avant d’ajouter que « l’entrée sur le marché ivoirien peut servir de tremplin pour d’autres développements en Afrique de l’Ouest ».

La mise en place de ce consortium symbolise selon Africa Energy Intelligence, la bonne entente qui existe entre le président ivoirien Alassane Ouattara et son homologue nigérian Goodluck Jonathan qui fut « un des ces principaux soutiens » pendant la crise postélectorale qui l’opposait à l’ex-président Laurent Gbagbo.

Le président Ouattara « encourage vivement les entreprises publiques ivoiriennes à accroître leur volume d’affaires avec les nigérians », a indiqué la même source.

Le secteur pétrolier ivoirien fait l’objet de grands changements depuis l’arrivée au pouvoir en avril 2011 d’Alassane Ouattara, a pu constater le desk économie d’Ouestafnews.

Avant l’accord avec le Nigéria, le président ivoirien avait donné l’ordre à son ministre de l’Energie Adama Toungara de trouver un remplaçant à la société angolaise Sonangol, au sein de la Société ivoirienne de raffinage (Sir) dont elle détient 22% des parts.

Il était reproché à l’entreprise angolaise « de n’avoir jamais raffiné une partie des besoins de l’Angola en Côte d’Ivoire comme il était prévu lors de la signature du contrat en mars 2008 » selon des sources informées. Mais nombre d’observateurs y avaient vu une volonté de faire payer à l’Angola son soutien affiché à Laurent Gbagbo.

Pendant la crise postélectorale en Côte d’Ivoire, l’Angola et la Gambie ont été les rares pays ayant ouvertement soutenu l’ex-président Laurent Gbagbo qui refusait de rendre le pouvoir à l’actuel président Alassane Ouattara, alors considéré comme le vainqueur du scrutin de novembre 2010.