Plus d’un an après le discours de Dakar, retour du président Sarkozy en Afrique de l’Ouest

Parmi les personnalités qui accompagnent le chef d’Etat français dans cette tournée, figurent Mme Christine Lagarde, ministre de l’Economie et de l’emploi, selon les informations officielles fournies par le site Internet de la présidence française consultée par Ouestafnews.
La RDC, le Congo Brazzaville et le Niger sont des pays riches en ressources minières ou pétrolières.
Au Niger par exemple, la France est particulièrement présente dans le secteur stratégique de l’uranium à travers la société Areva.
A l’annonce de sa visite en décembre dernier, les observateurs avaient vite fait de lien entre cette visite et les difficultés éprouvées de plus en plus par Areva dans ce pays sahélien, et ancienne colonie française.
Nombre de Nigériens estiment que leur pays ne profite pas encore pleinement des retombées de l’exploitation de son uranium par la compagnie française et Niamey cherche désormais à diversifier ses partenaires en se tournant vers d’autres pays, dont notamment la nouvelle grande puissance, la Chine.
D’ailleurs selon le programme officiel de la visite fournie par l’Elysée, le président français va participer à Niamey à une table ronde du « Comité national pour la transparence des industries extractives ».
Selon des chiffres fournis par des membres de la société civile nigérienne fin 2008, en une quarantaine d’années d’exploitation, l’uranium nigérien aurait généré environ 2500 milliards FCFA mais l’Etat nigérien a perçu moins de 300 milliards de revenus de ce secteur durant cette même période.
M. Sarkozy revient en Afrique de l’Ouest après un premier séjour à Dakar en juillet 2007 où il avait prononcé un discours aux relents racistes, jugé insultant et qui avait choqué l’ensemble de l’intelligentsia africaine.
Ce discours continue à ce jour d’ailleurs à susciter des réactions d’indignation à travers des articles de presse et des ouvrages écrits par l’élite africaine.
De même, en Afrique centrale, un collectif de plusieurs organisations s’était formé à l’annonce de sa visite pour dire que le président français n’était « pas le bienvenu » en RDC, selon des informations diffusés par des Congolais de la diaspora à travers leur réseau « Hinterland ».
Cette position avait été motivée, selon ses initiateurs, par les propos du président français qui avait proposé le « partage » des ressources naturelles de la RDC avec son voisin rwandais afin de ramener la paix dans la région des Grand Lacs.