Plus de 16.000 Libériens rapatriés, fermeture de camps en Guinée

Ces réfugiés faisaient partie d’un groupe de 18.000 personnes et ont décidé "volontairement" de rentrer à la faveur du retour à la paix dans leur pays, affirme le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) dans un communiqué.
Quelques 2.000 autres Libériens de Kissidougou ont été transférés dans le camp de Kouankan, près de N’Zérékoré, à 1000 km de la capitale guinéenne, selon la même source.
A Kissidougou, vivaient des milliers de réfugiés libériens et sierra léonais installés sur trois sites : les camps de Boréah, bastion des réfugiés sierra léonais, fermé à la fin 2004 et les camps de Télikoro et de Kountaya, destinés aux réfugiés libériens. Ces deux derniers camps cessent toute activité, à partir de ce 30 septembre entraînant la fermeture du bureau du HCR à Kissidougou.
Le sort de 400 réfugiés sierra léonais, qui avaient refusé de quitter le camp de Boréah, fin 2004, reste toutefois préoccupant. Ils avaient sollicité d’être transférés vers les pays occidentaux, mais en vain.
La Guinée qui comptait au moins 400.000 réfugiés au plus fort des conflits en Sierra Leone et au Liberia abrite aujourd’hui, environ 39.000 réfugiés, dont 9.000 installés dans la capitale, Conakry. Pour la plupart, il s’agit de gens originaires du Liberia, de la Côte d’Ivoire et de la Sierra Leone.
Selon certaines sources le nombre avait atteint le million en fin 2002.