Présidentielle au Bénin : la campagne lancée sur fond de contestation

Le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena) du Bénin Joseph Gnonlonfoun a déclaré « ouverte » la campagne pour la présidentielle de mars 2011 lors d’une cérémonie officielle tenue le jeudi 17 février 2011à Cotonou.

«Nous voulons que la campagne électorale 2011 ne se transforme pas en combat de gladiateurs. Et vous devez le dire à vos militants si tant est qu’ils combattent en votre nom pour une cause juste », a-t-il lancé à l’endroit des candidats alors que des contentieux sont signalés dans le processus électoral.

Bien avant le lancement de la campagne, l’état-major du candidat Abdoulaye Bio Tchané a appelé la Cena à ne pas lancer la campagne, en raison du fait que la liste électorale n’est pas prête.

Au cours d’une visite au président de la Cena, André Dassoundo, directeur de campagne de Bio Tchané, a demandé à Gnonlonfoun de ne pas lancer la campagne.

Par ailleurs, dans la journée du 17 février 2011, un collectif de 11 candidats, sur les 14 retenus pour participer au scrutin, a rendu public une déclaration dans laquelle il invite également la Cena à reporter l’élection.

« Nous devons éviter toutes ces dérives afin de ne pas ajouter de nouvelles souffrances à celles que la pauvreté impose à nos populations », a de son côté affirmé le candidat de la coalition Union fait la Nation, Me Adrien Houngbédji.

Ce dernier à fait « six propositions » pour sortir de la crise électorale a demandé que « tous ceux qui ont la responsabilité de les (les élections) organiser porterons une lourde responsabilité si le désordre ouvrait la voie à d’amples contestations aux conséquences imprévisibles ».
présidentielle.

Le contentieux entre le pouvoir et l’opposition porte essentiellement sur la « Liste électorale permanente informatisé » (Lepi).

Les partis de l’opposition dénoncent des fraudes dans la mise en œuvre de cet outil électoral. Selon l’Union fait la Nation et la coalition ABT, en affirmant que « plus d’un million » de personnes n’ont pas été « enrôlés » et ne pourront donc pas voter.

L’opposition exige la prise en compte de toutes ces oubliés avant le lancement de la campagne électorale.