Présidentielle en Côte d’Ivoire : une ONG préconise la fixation d’une date

Cette déclaration intervient au lendemain de la dissolution le 12 février 2010 du gouvernement ivoirien et de la Commission électorale indépendante (CEI) par le président Laurent Gbagbo, deux mesures qualifiées de « coup d’Etat » par l’opposition ivoirienne.

La Raddho, « recommande à la classe politique ivoirienne, en concertation avec le médiateur du Faso (le président Blaise Compaoré) et la nouvelle CEI (Commission électorale indépendante) de fixer une nouvelle date et de s’y tenir quoi qu’il arrive», affirme un communiqué parvenu à à Ouestafnews.

Le Président Laurent Gbagbo, candidat à sa propre succession, a dissous en même temps la CEI et le gouvernement, et reconduit dans la foulée le Premier ministre Guillaume Soro, à qui il demandé de mettre en place un nouveau gouvernement.

Le président accuse le président de la CEI dissoute, Robert Beugré Mandé, d’avoir frauduleusement inscrit plus de 429.000 électeurs sur le ficher électoral.

La Raddho, selon son président Alioune Tine, exprime ses « vives préoccupations vis-à-vis du 7ème report de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire ».
« Chaque report affaiblit et délégitime les institutions et notamment la clé de voûte des institutions, la Présidence de la République», affirme le président de la Raddho.

La Côte d’Ivoire est divisée en deux depuis l’éclatement d’une rébellion armée en septembre 2002.
Le président Gbagbo, élu en 2000 – dans conditions « calamiteuses », selon sa propre expression – devait achever son mandat depuis 2005, mais il a su manœuvrer pour rester au pouvoir pendant une décennie, arguant de la crise qui déchire son pays.