Prix Ibrahim 2010 : le lauréat sera connu le 14 Juin prochain

« Ce prix distingue le leadership d’excellence en Afrique. Il est décerné à un ancien chef d’État ou de gouvernement africain, élu démocratiquement, dont le mandat s’est déroulé dans le respect des échéances définies par la constitution nationale lors de son entrée en fonction, et s’est achevé au cours des trois dernières années », affirme un communiqué parvenu à Ouestafnews.

Parmi les membres du comité d’attribution de cette année, selon une liste communiquée par les organisateurs, on retrouve le Ghanéen Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations-Unies, la mozambicaine Graça Machel, épouse de Nelson Mandela et par ailleurs Chancelière de l’Université de Cape Town (Afrique du Sud), le Tanzanien Salim Ahmed Salim ancien secrétaire général de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA devenue Union africaine), Mary Robinson, ancienne présidente de l’Irlande et ancienne commissaire des Nations unies aux Droits de l’homme.

Le Prix Ibrahim du nom de son parrain et principal bailleur, est, selon ses promoteurs, le prix le plus richement doté au monde.

Il est composé d’un montant de 5 millions dollars (plus de 2,6 milliards FCFA) versés au lauréat sur une période de dix ans. Une autre somme de 200.000 dollars (plus de 100 millions FCFA) qui lui sont versés à vie tous les ans. Un montant supplémentaire de 200.000 dollars est également mis à sa disposition chaque année pour financer des activités d’intérêt public et les actions caritatives qu’il entreprend ou soutient.

Fondée en 2006 par le magnat britannique des télécommunications d’origine soudanaise, Mo Ibrahim, cette récompense a déjà été attribuée en 2007,à Joaquim Chissano, ancien président du Mozambique, et en 2008, à l’ex-chef d’Etat botswanais Festus Mogae. En 2009 Le prix n’avait pas été décerné, officellement pour « défaut de consensus » parmi les membres du jury et officeusement, faute de candidats méritants.

Certains intellectuels africains ont commencé à critiquer la pertinence de ce prix en affirmant que les gros montants qui sont attribués aux lauréats, souvent déjà très riches, auraient pu être consacrés à des causes humanitaires plus nobles. Mais ses défenseurs affirment qu’il constitue un bon outil pour la promotion de la bonne gouvernance et de l’Etat de droit car pouvant contribuer à favoriser à long terme des alternances pacifiques au sommet des Etats dans un continent où les leaders ont tendance à s’éterniser au pouvoir.