Qualité de l’air : comment ça se mesure ? (encadré)

Ce dernier permet de déterminer le niveau de pollution de l’air et les impacts sanitaires qui peuvent en découler, après quelques minutes ou des jours après l’exposition à la pollution atmosphérique.
 
Lire aussi:  Sénégal: cet air toxique dans vos poumons
                   Sénégal: qui a dit mobilité?

L’IQA constitue une échelle notée entre 0 et 500. Plus l’indice monte plus il présente des dangers pour la santé publique. Quand le niveau de pollution est inférieur ou égale à 50, la qualité est dite bonne et ne présente pas de risques pour la santé.

Par contre un indice supérieur ou égal à 100, pose des risques sanitaires et quand la barre des 200 est franchie, une alerte sanitaire est lancée.

Dans de tels cas, selon les responsables du Centre de Gestion de la Qualité de l’air la (CGQA), chaque individu peut ressentir de sérieux effets sur la santé,

Une alerte générale, accompagnée de mesures d’urgences, est de rigueur quand l’indice va au-delà des 300.

A Dakar, la collecte des données relatives aux polluants, se fait par l’intermédiaire de cinq stations fixes de contrôle, disséminés en des endroits stratégiques de la ville.

Le travail de suivi du CGQA, concerne principalement cinq polluants, très nocifs pour la santé : les PM (particules de poussière), l’ozone de surface, le monoxyde de carbone, le dioxyde de souffre et le dioxyde d’azote.

« Les données collectées sont transmises toutes les quinze minutes à notre laboratoire central », explique le métrologue Saliou Souaré. Cette compilation des données est la base de la publication d’alertes journalières sur la qualité de l’air.

Installée dans la zone portuaire, la station de Bel Air est de type industriel, elle mesure principalement le dioxyde de souffre et les oxydes d’azotes.

Les stations des HLM (qui fournit aussi des donnés météorologiques), de la Médina et celle de la Cathédrale de Dakar, soit des endroits de forte circulation automobile et piétonnière sont respectivement de type périurbain, suburbain et urbain.

Elles permettent de collecter des donnés sur les particules en suspension notamment le PM10 (poussière) et PM 2,5 (d’origine automobile et industrielle) mais aussi le monoxyde de carbone et les oxyde d’azote entre autres polluants.

Très différente des autres, la station de Yoff, placée en bordure de l’océan atlantique est de type régional. Selon les techniciens du CGQA, cette dernière permet de recueillir la pollution de fond avec une concentration sur les particules de poussière.

Dans les zones non couvertes par les stations, les données sur la qualité sont prélevées grâce à un laboratoire mobile (camion). Dans le court terme, le centre entend mettre un système d’informations géographiques (SIG) pour mesurer la pollution provenant du secteur industriel.

En dépit de tout ce dispositif, rares sont les sénégalais qui ont déjà entendu parler de ce centre, d’où des interrogations sur son utilité et son apport aux citoyens, surtout dans le domaine de la santé publique.

Article publié dans le cadre du CSE Media Fellowship