Régulation du commerce des armes : le Nigeria prend les devants

Selon un communiqué parvenu à Ouestafnews ce 13 août 2013, le ministre nigérian des Affaires étrangères, Olugbenga Ashiru a procédé à la signature de ce document la veille à New York, avec l’objectif de « résolument barrer la route aux terroristes, aux pirates et aux bandits ».

Ce traité a été adopté en avril 2013 par l’Assemblée générale des Nations-Unies, ce texte impose des standards internationaux concernant l’importation, l’exportation et le transfert des armes conventionnelles.

Le Nigeria, considéré comme le géant de l’Afrique de l’Ouest fait face à de multiples défis sécuritaires, dont notamment les exactions meurtrières attribuées au groupe armé Boko Haram et la question des pirates qui sévissent aux larges de ses côtes et dans la région riche en pétrole du Delta du Niger.

Le TCA qui fait le lien entre la circulation des armes et le respect des droits de l’Homme, vise principalement à éradiquer les transactions illégales et impose aux pays de les rendre publiques.

Au Total, 82 pays ont signé le texte depuis le 2 juin 2013, date à laquelle il a été ouvert à la signature. Il lui faut 50 ratifications pour entrer  en vigueur, selon l’Organisation des Nations-unies.

Le Nigeria qui a mené la délégation africaine durant les négociations, semble très séduit par ce projet.

Les pays africains sont souvent critiqués pour leur promptitude à signer les conventions et traités internationaux, mais traînent les pieds lorsqu’il s’agit de les ratifier, et plus encore lorsqu’il faut les appliquer.

Le commerce des armes conventionnelles constitue un marché de près de 80 milliards de dollars, selon les estimations des experts. Les armes chimiques, nucléaires et biologiques ne rentrent pas dans cette catégorie.