Ressources halieutiques : les intérêts de la majorité ignorés, selon un responsable africain

M. Mayaki s’exprimait à Dakar à l’occasion du lancement ce 21 septembre 2009 d’un Comité de pilotage pour le partenariat pour la pêche en Afrique (Paf).
Dans son discours, Le responsable du Nepad, a souligné « l’urgence » de réviser les politiques publiques sur la pêche en Afrique, estimant que les intérêts de la majorité « ne sont pas souvent pris en compte » dans ces politiques.
Néanmoins, il a soutenu que « le monopole » exercé par le pouvoir central sur ce secteur de la pêche est en train de changer et c’est cela l’objet de la réforme.
« Si nous voulons obtenir une croissance, l’Etat doit y jouer un rôle mais celui-ci doit être centré sur l’intérêt public », a-t-il notamment affirmé devant les délégués venus assister au lancement du Paf.
Le Paf, devrait être doté d’un budget annuel de 1,350 million de livres Sterling (environ 1 milliards de francs Cfa) financé par le Natural Resources Institute (NRI) de l’Université de Greenwich, en Grande Bretagne et géré par le NEPAD, a précisé John Linton, son directeur commercial.
Des représentants des institutions partenaires du NEPAD, initiateur du programme, comme la Banque africaine de développement (BAD), le NRI et du Department for International Development (DFID) de la Grande Bretagne, ainsi que de l’ONG Enda ont pris part à la cérémonie.
Pour plusieurs côtiers du continent, la pêche constitue un important secteur d’activité, mais de plus en plus les pêcheurs des villages traditionnels dépourvus de moyens financiers et techniques doivent faire face à la concurrence des gros chalutiers venus d’Europe, d’Asie ou d’autres pays développés.
Parfois ces gros navires accèdent aux eaux territoriales des pays concernés sans aucune autorisation, profitant de la faiblesse et du manque de moyens des Etats incapable de gérer et de contrôler leur espace maritime.