Retour définitif de la Bad à Abidjan : optimisme ivoirien, mais…

Les Responsables de la Bad, qui vont tenir cette année leurs assemblées annuelles en Côte d’ivoire les 27 et 28 mai 2010, ont toujours conditionné le retour définitif à leur siège dans la capitale économique de la Côte d’Ivoire à la situation sécuritaire dans ce pays.

« Que les Ivoiriens soient tranquilles, parce que leur banque va revenir. Il y a des obstacles, mais nous allons les franchir », a affirmé Paul Antoine Bohoun Bouabré, ministre du Plan et du Développement lors d’une rencontre avec la presse de son pays.

« La Bad n’a pas de raison d’être dehors, mais il est plus facile de partir que de revenir. Donc nous gérons cette situation », a-t-il ajouté avant d’indiquer que le gouvernement ivoirien se bat pour que les gouverneurs de la banque Africaine de développement prennent la bonne décision pour le retour de la Bad à Abidjan.

Le ministre ivoirien a par ailleurs révélé que l’institution financière africaine a décidé de réhabiliter son siège sis à Abidjan-Plateau.

« Ce siège qui a été construit dans les années 1970, va connaître des travaux qui vont le rajeunir, le remettre au goût du jour », a-t-il notamment affirmé.

Créée en 1963, la Banque africaine de développement a effectivement démarré ses opérations le 1er juillet 1966 à Abidjan (Côte d’Ivoire).

Ajourd’hui, le « Groupe de la Bad » est constitué de la Banque africaine de développement et de deux institutions de « prêts concessionnels », à savoir le Fonds africain de développement (Fad), créé en 1972 et le Fonds spécial du Nigeria (FSN), établi en 1976.

Son siège se trouve à Abidjan (Côte d’Ivoire), mais actuellement, elle mène ses opérations depuis son Agence temporaire de relocalisation (ATR) située à Tunis (Tunisie), en raison de la crise qui sévit en Côte d’Ivoire depuis septembre 2002.