Santé : la Cedeao mise sur la coopération sud- sud pour éradiquer le paludisme

L’objectif assigné à ce comité « est d’arriver à l’élimination de la maladie d’ici 2015, qui coïncide avec les 40 ans de la Cedeao », selon un communiqué de l’organisation sous régionale parvenu à Ouestafnews.

Grâce à cet accord, les pays de la Cedeao vont disposer de l’appui technique des gouvernements cubains et vénézuéliens, en plus de la construction d’usines pour la fabrication de produits antipaludiques.

Considérée comme la maladie la plus meurtrière en Afrique, le paludisme ou malaria reste endémique dans beaucoup de pays d’Afrique de l’ouest dont certains à forte pluviométrie, comme le Nigeria qui fait d’ailleurs partie des bénéficiaires de la première phase du programme avec la Côte d’Ivoire et le Ghana.

Selon des recherches effectuées par Ouestafnews, 86 % des 247 millions de cas de paludisme recensés chaque année dans le monde se retrouvent en Afrique.
En outre, selon les experts, le paludisme a un impact sur les performances économiques des Etats qui en souffrent. Au Nigeria par exemple, des indications datant de 2006 et publiées à l’époque par Ouestafnews révélaient que le coût de la maladie était estimé à environ 528 milliards de FCFA par an.

La Cedeao en tant qu’organe « impliqué dans le développement de l’Afrique de l’ouest (…) a une responsabilité particulière concernant la santé de ses habitants », a affirmé James Victor Gbeho président de la Commission de le Cedeao lors de la cérémonie d’installation du Comité.

Signé en 2009, l’accord tripartite Cuba-Venezuela-Cedeao, constitue un exemple de coopération sud-sud que certains analystes qualifient de « pragmatique et d’efficace » et qui marque une perte d’influence progressive en Afrique des grandes puissances qui étaient jusqu’à une période récente considérées comme les principaux « alliés » du continent africain.

Depuis quelques années, des pays du Sud, dont certains ont le statut de « pays émergent », ont bouleversé les vieux axes de ce partenariat, parfois hérités de la période coloniale.

Il y a environ deux mois, en septembre 2010, les chefs d’Etat de la Cedeao ont tenu au Cap Vert un sommet avec le président sortant du Brésil Luiz Ignacio Lula Da Silva. Ce sommet a été l’occasion pour les deux parties de plaider en faveur d’une coopération plus accrue entre le Brésil et les pays d’Afrique de l’Ouest.