Santé : poussée inquiétante des maladies cardiovasculaires au Nigeria

« Près de 50% de la population vit avec le risque de développer une maladie cardiovasculaires, dans ce lot on compte notamment 30 à 50 millions en âge de reproduction » a indiqué le professeur, Olumuyiwa Odusanya, enseignant à la faculté de médecine de l’université de Lagos.

Selon le professeur Odusanya, ces maladies cardiovasculaires qui menacent la jeunesse sont l’hypertension, le diabète, le cholestérol, l’obésité. Elles sont dues essentiellement à l’adoption d’un mode de vie peu sain.

Selon des chiffres officiels, le traitement de ces maladies est estimé annuellement à 100 millions de dollars au Nigeria, d’où une forte incidence sur le budget des ménages.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les maladies cardiovasculaires sont responsables d’un tiers des décès dans le monde, et restent en pleine évolution dans les pays en développement.

Au Nigeria, ce constat est aggravé par les « détections tardives », indique le professeur Odunsanya qui s’exprimait lors d’un forum organisé à la mi-juin 2014 à Lagos par la branche locale d’un grand laboratoire pharmaceutique.

« Il est recommandé aux Nigérians d’adopter un mode de vie sain, et d’abonner les pratiques à risques comme l’usage excessive d’excitants, de sel et de faire régulièrement des bilans médicaux », a-t-il poursuivi.

Devenue en avril 2014, la première économie du continent au détriment de l’Afrique, avec un produit intérieur brut de 491 milliards de dollars US, le Nigeria a une population de 168 millions d’habitants, selon la Banque mondiale