Sénégal: 2 suspects écroués pour l’assassinat d’un médiateur en Casamance


Par AFP

Sénégal: 2 suspects écroués pour l'assassinat d'un médiateur en Casamance
Les suspects sont Malanding Sonko, membre du Comité des sages de Casamance, et Chérif Samsidine Dino Kébanding Aïdara, coordonnateur et porte-parole du même comité impliqué dans la recherche de la paix dans la région, a affirmé à l’AFP une source au parquet de Ziguinchor.

Les deux hommes ont été entendus par un juge, qui les a inculpés d’"association de malfaiteurs et complicité d’assassinat", puis placés sous mandat de dépôt le 31 décembre, a expliqué cette source.

Ils ont été conduits à la Maison d’arrêt de Ziguinchor, où ils se trouvaient mercredi, a-t-elle ajouté. Ils avaient été interpellés et placés en garde à vue le 27 décembre.

La gendarmerie, qui conduit l’enquête sur l’assassinat, n’a pas souhaité fournir de détails, notamment sur les éléments sur lesquels elle fonde la suspicion des deux hommes. "L’enquête se poursuit", a simplement affirmé à l’AFP un gendarme.

Les suspects sont originaires du village de Mahmouda (70 km au nord-ouest de Ziguinchor), d’où était également le responsable assassiné, Samsidine Dino Néma Aïdara. Ils étaient réputés proches du défunt, abattu le 20 décembre au soir par une dizaine d’hommes armés non identifiés, selon des sources sécuritaires.

Samsidine Dino Néma Aïdara était chargé de mission de l’Etat sénégalais et membre, lui aussi, du Comité des sages de Casamance sur lequel le gouvernement s’appuie pour relancer la paix dans cette région.

Le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC, ex-rébellion) et les autorités de Dakar ont signé le 30 décembre 2004 un "accord général de paix" devant mettre fin à un conflit indépendantiste en Casamance qui a fait des centaines de morts depuis son déclenchement en 1982.

Mais des négociations de paix prévues par cet accord ont été reportées à deux reprises fin 2005 et début 2006. Depuis, malgré la fin officielle de la rébellion, des combats sporadiques opposent régulièrement l’armée sénégalaise et certaines branches dissidentes de l’ex-rébellion.