Sénégal : une loi, réclamée pour sécuriser la CMU

« Il ne peut y avoir une couverture maladie universelle pérenne si l’Assemblée nationale n’adopte pas une loi qui la sécurise », a-t-il notamment affirmé.

Selon M. Kanouté qui s’exprimait en marge d’un débat organisé par son organisation sur la question, la CMU, n’est pour l’instant qu’une « vision » qui risque de disparaitre en cas de changement à la tête du pays.

« Dans ce cas c’est nous citoyens qui perdront, parce que c’est nous qui avons besoin de nous soigner qu’en nous sommes malades », a-t-il défendu.

Pour le directeur exécutif de Cicodev Afrique, l’adoption d’une loi pour la CMU, se justifie au regard de la constitution du Sénégal qui consacre le droit à la santé.

La CMU est une des principales promesses de campagnes du président Macky Sall. Son processus de mise en œuvre a démarré en octobre 2013 avec un plan d’actions qui se fixe d’atteindre 75% de taux de couverture sanitaire d’ici 2017.

Pour atteindre cet objectif, les autorités sénégalaises ont mis au cœur de leur dispositif les mutuelles de santé qui vont encadrer les adhérents contre une cotisation annuelle de 7000 FCFA subventionnée à moitié par l’état et en totalité pour les ménages identifiés comme indigents.

Pour le moment seul 20% de la population dispose d’une couverture maladie, selon les estimations du gouvernement sénégalais. Selon les résultats provisoire du dernier recensement général, effectué en 2013, le Sénégal compte 12, 8 millions d’habitants soit 3 millions de plus rapport à 2002.