Sierra Leone : quelques dates-clés depuis 1991

1991 – Début de la guerre civile, les rebelles du Revolutionary United Front (RUF) occupent plusieurs villes frontalières du Liberia. Adoption d’une nouvelle constitution consacrant le multipartisme.

 

1992 – Le président Joseph Momoh est chassé par un coup d’état mené par le capitaine Valentine Strasser qui promet des élections multipartites, les dernières remontaient à 1967.

 

1996 – En janvier, c’est autour de Strasser d’être chassé du pouvoir par le brigadier Juliuis Maada Bio qui était son ministre de la Défense. Election au second tour (59,9% des voix) d’Ahmed Tijan Kabah qui signe un accord de paix avec le chef rebelle Foday Sankoy.

 

1997 – Coup d’état  du Major Johnny Koroma qui suspend la Constitution et abolit les partis politiques. Le président Kabah s’enfuie en Guinée. Le pays tombe ensuite sous le coup de sanctions de l’Onu.

 

1998 – Le président Kabah fait son retour grace aux troupes de l’Ecomog (Cedeao).

 

1999 – Signature d’un accord de paix après six semaines de négociations à Lomé au Togo entre le gouvernement et les rebelles. Arrivée d’une mission onusienne pour superviser l’accord de paix.

 

2000 – Attaque contre les troupes onusiennes dans l’Est du pays, des centaines de casques bleus sont kidnappés. En mai le chef rebelle, Sankoy est capturé.

 

2001 – Les élections générales sont annulées à cause de l’insécurité. En mai, le processus de désarmement des rebelles est entamé.

 

2002 – La fin de la guerre civile est déclarée en janvier et l’Onu annonce le désarmement de 45000 combattants rebelles et aussi la mise en place d’un Tribunal spécial pour juger les crimes de guerre. Réélection au premier tour (70% des voix) d’Ahmed Tejan Kabbah à l’élection présidentielle du Sierra Leone People’s Party (SLPP).

 

2003 – Décès en prison du chef rebelle, Foday Sankoy, officiellement de mort naturelle.

 

2004 – Désarmement complet de 70000 combattants civils, selon des chiffres officiels. Ouvert des premiers procès pour crimes de guerres. L’Onu rend aux forces gouvernementales le contrôle et la sécurisation du pays.

 

2005 – En décembre, les troupes de maintien de la paix de l’Onu quitte le pays après cinq ans de présence.

 

2006 – Arrestation au Nigeria de l’ex-président libérien Charles Taylor soupçonné de crimes de guerre en Sierra Leone à cause de son soutien apporté à la rébellion.

 

2007 – Début du procès Charles Taylor devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone. En août, Ernest Bai Koroma remporte l’élection présidentielle et son parti, le All People’s Congress devient majoritaire au parlement.

 

2009 – Fin de mandat pour le Tribunal spécial, l’affaire Charles Taylor est transféréé à la Cour Pénale internationale (CPI).

 

2010 – Levée de toutes les sanctions contre la Sierra Leone notamment l’embargo sur la vente d’armes et les interdictions de voyages pour des ex-rebelles.

 

2012 – Annonce d’une découverte d’hydrocarbures au large du Liberia. Réélection de Koroma. Et condamnation à 50 ans de prison de Charles Taylor par la CPI. Verdict encore confirmé en appel, l’année suivante.

 

2013 – En décembre l’épidémie d’Ebola, débute en Guinée avant d’atteindre par la suite la Sierra Leone, le Liberia…..

 

2014 – Annonce en juillet du l’état d’urgence face à l’ampleur de l’épidémie d’Ebola. Un mois plus tard le ministre de la Santé Miatta Kargbo est limogé pour gestion inapproprié de l’épidémie. En septembre un confinement total de la population est décidé pour une durée de trois afin de briser la chaine de contamination du virus.

 

2015 – En mars le vice-président, Samuel Sam-Sumana est poussé à la sortie par le président Koroma. L’ex- vice-président du pays qui dit craindre pour sa vie, se réfugie à l’ambassade des Etats-Unis.

 

2016 – L’Organisation mondiale de la Santé, déclare en mars, la fin de l’épidémie d’Ebola dans le pays. Ebola a fait 4000 morts dans le pays et environ, 11000 dans toute l’Afrique de l’Ouest.

 

2018 – Les élections générales (présidentielle et législative) sont organisées le 07 mars 2018. Le président Koroma qui vient de boucler ses deux mandats légaux s’en va dans un climat socio-économique difficile.