Technologie spatiale: après le Nigeria, le Ghana fait ses premiers pas

« Nous espérons à travers cette démonstration pratique générer plus d’enthousiasme, plus d’imagination chez les étudiants et leur montrer qu’ils peuvent eux aussi un jour mettre en orbite leur propres satellites », a indiqué aux médias, Prosper Kofi Ashilevi, directeur du Centre ghanéen de la technologie spatiale.

Intitulé, CanSat, ce satellite en miniature a été conçu par des scientifiques ghanéens pensionnaires de la All Nations University, sise à Koforidua (ville située à deux heures de route d’Accra).

Naviguant dans un rayon de 200 mètres, CanSat va permettre de collecter des informations sur les inondations et les marées noires, entre autres missions, selon ses promoteurs.

Avec cette expérience inaugurale, le pays emprunte le chemin balisé par ces devanciers africains en la matière, l’Afrique du Sud et le Nigeria, le voisin ouest africain, qui a lancé en août 2011 deux satellites d’observation terrestre pour étudier entre autres les catastrophes climatiques, plus particulièrement le phénomène des inondations très prégnantes en Afrique de l’ouest ces dernières années.

Selon des informations obtenues par Ouestafnews, le lancement CanSat constitue pour le Ghana un prélude à la mise en orbite d’un satellite de grande envergure prévue en 2016.

L’objectif poursuivi est d’être en mesure dans les cinq années à venir de prévenir à travers la surveillance satellitaire les catastrophes naturelles tout comme la contrebande des ressources naturelles du pays.

Pays exportateur de pétrole, depuis fin 2010, le Ghana est aussi le second producteur d’or du continent, un secteur marqué cependant par l’exploitation illégale de mines par des étrangers dans plusieurs parties du pays.