Togo : 9 milliards de francs de la BAD pour financer la réforme de la gouvernance

L’institution a également accordé un don de 2,5 millions (plus d’un milliards de francs CFA) provenant de la ”Réponse de la Banque à la crise alimentaire”, indique le site officiel du gouvernement togolais.

Ce soutien, indique la BAD cité par la même source, ”aidera le gouvernement togolais à réaliser sa politique en matière de croissance économique et de réduction de la pauvreté à travers l’amélioration de la gestion efficace et transparente des ressources publiques”.

Les quatre composantes du programme sont relatives à l’amélioration de la gestion des finances publiques, la modernisation du système de passation des marchés publics, l’amélioration du climat des affaires, et à l’appui à la réduction de l’impact négatif de la crise alimentaire.

L’appui de la Banque au cours de la période intérimaire 2009-2010 ciblera essentiellement les domaines de la gouvernance et le renforcement des capacités, ainsi que la réhabilitation ou reconstruction des infrastructures de base, ajoute le site du gouvernement togolais.

La BAD entend contribuer à accompagner le pays vers l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) en 2010 et à créer les conditions propices pour le financement de projets de grande envergure au Togo.

Les besoins de financement externe du Togo pour la période 2008-10 devraient atteindre environ 2,1 milliards de dollars, soit 75 % du Produit Intérieur Brut (PIB). Environ deux tiers de ce montant sera consacré à l’apurement des arriérés en 2008 et à l’assistance au pays pour atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE et d’initiative sur l’allègement de la dette multilatérale (IADM) en 2010.

Le Togo est parvenu à un accord sur l’apurement de ses arriérés envers la Banque mondiale, la BAD, la Banque européenne d’investissement (BEI) et le Fonds international pour développement agricole (FIDA).

La dette et les arriérés envers les autres créanciers multilatéraux seront renégociés dans le cadre de l’Initiative PPTE. Le Club de Paris a accordé un allègement intérimaire en juin 2008, et un rééchelonnement de la dette bilatérale.