Togo : Lomé veut en finir avec les nids de poule et améliorer le transport

« Un point important de la politique concerne la mise en place de systèmes d’entretien routiers efficaces », a déclaré le ministre des travaux publics Andjo Tchandia, qui a également annoncé « la mise en place de mécanismes de financement efficaces et durables », selon le quotidien pro-gouvernemental l’Union.

Au Togo « seules 32 % des routes revêtues sont considérées en bon état, soit un linéaire de 545 km. Le corridor côtier de 56 km entre le Ghana et le Bénin est en mauvais état pour plus de la moitié. L’axe routier vers le nord de 650 km jusqu’à la frontière vers les pays enclavés est aussi en mauvais état pour plus des 2/3 de cet itinéraire », a déploré le même journal.
Cet mauvais état des routes a une incidence directe sur le commerce et le transport des marchandises, notamment les importations.

« Une récente étude montre que le ratio du coût des transports sur la valeur des importations est supérieur à 13 % au Togo alors qu’il n’est que de 8,6% pour l’ensemble des pays les moins développés et moins de 5% dans les pays développés », précise la même source.

Au-delà de l’état de délabrement avancé du réseau, les « tracasseries administratives, des règles de chargement des camions, le manque d’efficience du système de transit» sont à la base de ce manque à gagner.

Selon un document des Nations Unies consulté par Ouestafnews, le réseau routier togolais compte au total 11.670 km dont 1.724 kms de routes nationales revêtues et 1.355 km de routes nationales non revêtues. Le reste est constitué de pistes rurales (6802 km ) et de voieries urbaines (1.783 km).