Transport aérien : encore une date pour le « décollage » d’Asky, marché ouest africain toujours convoité

Ce n’est pas la première fois que la compagnie annonce le démarrage de ses opérations sans pouvoir tenir les délais.
Au départ de Lomé, Asky desservira Lagos, Accra, Abidjan et Niamey avec ses deux Boeing 737 de dernière génération, selon son promoteur cité par le site d’information officiel du gouvernement togolais consulté par Ouestafnews.
« Nous sommes une compagnie entièrement privée et nous n’avons pas droit à l’erreur. Tout sera mis en œuvre sur le plan de la sécurité, il y va de notre crédibilité », a affirmé M. Djondo cité par la même source.
La nouvelle compagnie Asky a choisi comme partenaire stratégique Ethiopian Airlines, « gage du sérieux du projet », affirme son initiateur.
A terme, la compagnie prévoit d’opérer plusieurs vols quotidiens au départ de Lomé vers l’Afrique, mais a également l’ambition d’assurer des liaisons avec l’Europe, l’Amérique du Nord, le Moyen-Orient et l’Asie, selon les mêmes sources.
Ethiopian Airlines, qui détient 20% du capital d’Asky, avait déjà annoncé il y a quelques mois, vouloir (grâce à son partenariat avec Asky), faire de Lomé son « hub ouest-africain » pour des destinations long courrier.
African Sky, initié par des opérateurs privés, vise essentiellement à desservir le marché ouest africain, selon ses promoteurs qui avaient déjà, en avril 2008, annoncé une première fois le démarrage imminent des opérations de la nouvelle compagnie.
Le marché ouest africain, toujours privé d’un transporteur aérien fiable, reste convoité par plusieurs opérateurs, du Maghreb, d’Europe et de plus en plus d’Afrique de l’Est, voire des pays du Golfe arabe.
En dépit de cette ruée, ce marché ouest africain reste très mal servi.
Tout récemment Air Ivoire, Air Burkina et Air Mali ont décidé de travailler en partenariat afin de mieux contrôler le marché et aider à réduire le coût des billets dans la sous région et d’assurer un meilleur service.
De son côté, le Sénégal annonce l’arrivée d’une nouvelle compagnie, dont le capital est détenu par des opérateurs « privés », qui pour l’essentiel sont des proche du pouvoir à Dakar.
Cette nouvelle compagnie doit remplacer Air Sénégal International, société sénégalo-marocaine, qui après un très bon départ salué par les usagers au début des années 2000 a fait faillite pour diverses raisons, dont la mauvaise gestion et les tiraillements entre Dakar et Rabat sur la nature de leur partenariat.