Transports : concertations difficiles entre Sénégalais et Maliens sur l’axe Dakar-Bamako


Par Ouestafnews

La réunion de concertation s’est déroulée en présence du ministre sénégalais en charge des Transports terrestres, Habib Sy, et de son homologue du Mali Ameth Diané Séméga, rapporte la presse sénégalaise.   Du côté du Sénégal, le secrétaire général de l’intersyndicale des transports, a expliqué que la convention entre les deux pays définit les conditions du transport entre les deux. ”Nous demandons le respect de cette convention qui dit que les véhicules doivent embarquer les passagers à partir des gares routières”, a-t-il ajouté.   Youssou Touré, de la partie malienne, a rejeté cette demande, arguant que les Maliens ne vont pas regagner les gares où ”les conditions ne sont pas réunies”. ”Les gares ne peuvent pas contenir tous les véhicules. Il n’y a pas de sécurité”, a-t-il relevé.   ”Les transporteurs sénégalais disent qu’ils subissent beaucoup de difficultés au Mali et les Maliens aussi soutiennent qu’ils rencontrent des problèmes au Sénégal”, s’est désolé le ministre sénégalais Habib Sy, avant d’ajouter : ”au vu des relations très étroites qui unissent les deux pays, ces différends ne peuvent pas et ne doivent pas exister entre eux. Les relations historiques exigent d’eux de les régler rapidement”.   Selon lui, ”le respect de ces engagements sur le corridor Dakar-Bamako doit certes passer par une ferme volonté des pouvoirs publics, mais également par des pratiques citoyennes des acteurs publics et privés, dans le cadre d’une bonne gouvernance socio-économique”.   Pour sa part, Ameth Diané Séméga, a  estimé qu’il ”est vrai que des efforts ont été faits de part et d’autre, mais nous pouvons convenir qu’il y a encore beaucoup à faire”.   ”L’importance du secteur du transport terrestre entre les deux pays exige de leur part, de poursuivre la coopération, et le déplacement des populations doit constituer une préoccupation forte”, a-t-il poursuivi.   ”Une raison fondamentale qui doit être prise en compte dans la révision du protocole d’accord, lequel souhaite Habib Sy, doit être facile d’application”.